Mali : la junte annonce une nouvelle Constitution et l'instauration d'une transition


Le chef de la junte malienne, le capitaine Amadou Sanogo, à Bamako, le 22 mars 2012. Habibou Kouyate / AFP
La junte au pouvoir à Bamako a annoncé avoir adopté une nouvelle Constitution et instauré une transition. Pendant cette période, dont la durée n'est pas déterminée, le CNRDRE sera l'organe suprême du pouvoir. Mais les membres de cette junte ne seront pas autorisés à se présenter aux futures élections. Une tentative de normalisation de la situation alors qu'au même moment à Abidjan, la Cédéao annonçait l'envoi d'une délégation de six chefs d'Etat à Bamako d'ici deux jours pour plaider en faveur d'un retour à l'ordre constitutionnel. La junte a aussi annoncé la levée immédiate du couvre-feu et la réouverture des frontières.

Geste de défi face aux condamnations extérieures et à son rejet par l’essentiel de la classe politique malienne? Bravade avant l’arrivée de la délégation des chefs d’Etat de la Cédéao, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest? Quelles que soient ses intentions, la junte qui a renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars, pose des actes.

Mardi peu après 22 heures, alors que la télévision nationale diffusait des danses traditionnelles, dix hommes, huit en tenue militaire et deux en habit civil, sont intervenus sur les écrans pendant un peu plus d’une demi-heure pour présenter une Constitution provisoire.

Ce nouvel acte fondamental lu par le magistrat lieutenant Jacques Koné est décliné en soixante-dix articles. Soixante-dix articles pour rappeler le caractère indivisible et démocratique du Mali mais aussi pour définir les attributions du président qui n’est autre que le chef du CNRDRE, Comité national pour le redressement et la restauration de l'Etat, Amadou Sanogo.

L'essentiel des pouvoirs revient aux putschistes

Si cette nouvelle Constitution prévoit la formation d’un gouvernement, l’essentiel des pouvoirs revient aux putschistes. Ces derniers auront notamment la charge, selon ce texte, d’organiser les futures élections, présidentielle et législatives, dont la date n’est pas précisée. Des scrutins auxquels les membres de la junte n’auront pas le droit de concourir sauf s’ils venaient à décider de réviser cette nouvelle Constitution. En attendant, le chef de la junte, le capitaine Sanogo assume ...Lire la suite sur rfi.fr

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