Présidentielle contreversée au Gabon: Un autre enregistrement entre Mamadi Diané et l'épouse de Jean Ping en circulation


(Photo DR)
Comme pour l'affaire des écoutes téléphoniques entre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro, et l'ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibrill Bassolé, des enregistrements de conversations téléphoniques impliquant Mamadi Diané continuent d'être publiés à doses éméophatiques sur la toile.

Le vendredi 9 septembre 2016, encore une autre bande sonore a été divulguée. Et cette fois-ci, on entend le supposé Mamadi Diané, conseiller spécial du président Alassane Ouattara, parler avec l'épouse de Jean Ping, « Jeanine ». Cette voix féminine fait savoir à son interlocuteur que c'est l'adversaire d'Ali Bongo qui a remporté l'élection présidentielle du 27 août 2016.

Interrogée sur les événements au Gabon, la dame au bout du fil, qu'on présente comme l'épouse de Jean Ping, parle aussi Bambara. Elle veut même savoir ce que dit « an ya tchôkôrôba (notre vieux), où tu es là-bas » (en Côte d'Ivoire) sur la crise gabonaise. Ainsi face aux violences, « Jeanine » confie à « Mamadi Diané » qu'Ali Bongo, proclamé élu à l'issue de cette élection, « s'est retranché dans son village ». « Ça c'est un bon signe », rétorque le présumé Mamadi Diané.

En 5mn, les deux interlocuteurs parlent de l'action de la France à travers son ambassadeur et des États-Unis. « C'est l'un des conseillers qui était là, il est venu bien avant tout ça parce qu'il voyait comment ça se passait. Il est venu nous interroger jusqu'à chez nous à notre siège, pour dire qu'est-ce qu'on peut faire », dit-elle.

Ali Bongo, comme on l'entend sur la bande sonore, aurait même mis « toute sa famille » à l'abri « au Maroc ». « Il sentait qu'il allait perdre, tout le monde savait qu'il allait perdre. Mais nous sommes gagnants de cette élection présidentielle. Il y a des gens qui annoncent que le règne des Bongo est tombé, il y a beaucoup de chaînes … », se serait réjouie « Madame Ping », citant « les deux toubabous ». Mais le Mamadi Diané de la deuxième bande sonore, avec la même voix et le même accent que sur la première bande balancée sur Internet, préconise qu'il « faut coûte que coûte que les gens occupent les rues tout de suite ». La femme au bout du fil acquiesce par un « d'accord ». Avant de s'emporter : « Mais attends, tu ne peux pas dire que tu as gagné les gens à plus de 65 %! Nous l'avons battu à plate couture. C'est seulement dans son village qu'il a gagné. Nous l'avons battu à plate couture dans les départements, sauf dans les ambassades. Les gens n'ont qu'à l'appeler pour lui donner des conseils hein ».

En attendant l'authentification de ces bandes sonores, celles-ci tentent de montrer l'implication de Mamadi Diané et de la Côte d'Ivoire dans l'imbroglio gabonais.

Hervé KPODION

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Hervé Kpodion

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  • SOURCE: Soir info
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