La Finul à l'honneur sur les Champs-Élysées


Parade de troupes françaises de la Finul après une remise de médailles, dans le sud du Liban, en septembre 2009. Crédits photo : MAHMOUD ZAYYAT/AFP
Paris réaffirme son attachement à la mission des Bérets bleus français participant à la Force intérimaire de l'ONU au Liban.

Bérets bleus sur la tête, 135 militaires d'un détachement français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) ont ouvert ce samedi matin le défilé des troupes à pied sur les Champs-Élysées. Une mise en exergue symbolique destinée à saluer l'engagement des Casques bleus servant dans la vingtaine d'opérations de maintien de la paix actuellement menées par l'ONU à travers le monde, ainsi que les troupes rentrant d'opérations extérieures (Opex). Ce geste de reconnaissance s'inscrit à la suite de ceux que François Hollande, chef des armées, a déjà adressés aux soldats français, très sollicités depuis un an sur les théâtres extérieurs, de la Libye à l'Afghanistan - d'où les troupes combattantes se seront retirées à la fin de 2012.

Outil d'influence sur la scène internationale et reflet de son statut de membre permanent du Conseil de sécurité, l'engagement français sous la bannière de l'ONU ne va pourtant pas de soi, en terme d'effectifs (1 100 hommes en uniformes), de budget (400 millions d'euros) et d'objectifs. Un débat s'est poursuivi ces derniers mois, dans les arcanes politico-militaires, sur la pertinence du maintien français au sein de la Finul, dont le mandat est reconduit tous les six mois. «Il y a une réflexion sur la présence des Nations unies au Liban», indiquait au Figaro, en juillet 2011, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, ajoutant que «le mandat de la Finul ne saurait être prolongé indéfiniment». La participation française - un millier d'hommes sur les 12 000, issus de 30 pays, que compte la Finul - a été réaffirmée jeudi devant la presse par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ce qui ne signifie pas pour autant que le débat soit définitivement tranché.

La Finul a été établie en 1978 par le Conseil de sécurité, avec pour but de confirmer le retrait des troupes israéliennes du Sud du Liban, de rétablir la paix et la sécurité et d'aider le gouvernement libanais à étendre son autorité effective dans la région. La guerre au Sud-Liban, pendant l'été 2006, a conduit le Conseil de sécurité à adopter, le 11 août 2006, la résolution 1 701 qui renforce les effectifs, les moyens et le mandat de la Finul. Sous impulsion française, la mission obtient des résultats, contribuant au rétablissement de la souveraineté libanaise sur la zone, conformément à la résolution 1701, au départ des troupes israéliennes et à la diminution de la tension entre les belligérants. Mais les difficultés vont ensuite s'accumuler. La solidarité entre les trois plus gros contributeurs européens (Espagnols, Français et Italiens) s'écorne, compte tenu notamment de la crainte de Madrid et de Rome de subir des pertes, Paris optant pour une application «robuste» du mandat, par exemple en interceptant les convois d'armes destinées au Hezbollah. Lire la suite de l'article sur Lefigaro

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