Zimbabwe: Le président Emmerson Mnangagwa échappe à un assassinat lors d'une explosion à Bulawayo


Le président Emmerson Mnangagwa a échappé à un assassinat lors d'une explosion à Bulawayo

Au Zimbabwe, une explosion s'est produite, ce samedi 23 juin samedi après-midi, lors d’un meeting du président Emmerson Mnangagwa, à Bulawayo, la deuxième ville du pays qui est aussi un bastion de l'opposition.

Le président a échappé à l’explosion, selon son porte-parole, mais il y a plusieurs victimes y compris des officiels et des membres du gouvernement. L’accident vient perturber la campagne électorale, avant l’élection présidentielle du mois prochain. Emmerson Mnangagwa vient de terminer son discours devant des centaines de partisans et salue la foule en quittant la scène. Quelques secondes plus tard, une forte explosion retentit sur cette même scène. Des officiels de la Zanu-PF et des journalistes zimbabwéens se trouvent alors à l’endroit même de l’explosion.

Le porte-parole de la présidence s’empresse de déclarer que Mnangagwa a été évacué sans soucis et qu’il n’est pas blessé, rappelant au passage que le président a été victime de plusieurs tentatives d’assassinat, ces dernières années. D’après la télévision publique, les deux vices-présidents Kembo Mohadi et Constantino Chiwenga auraient été touchés par le souffle de l’explosion. Ce serait aussi le cas de la ministre l’Environnement, Oppah Muchinguri, selon un média local.

Dans son premier tweet, le président Mnangagwa indique qu'il a rendu visite aux blessés hospitalisés. « Cet après-midi, alors que nous partions d'un magnifique rassemblement à Bulawayo, il y a eu une explosion sur la scène. Plusieurs personnes ont été touchées par l'explosion, et je suis déjà allé leur rendre visite à l'hôpital ». Son principal adversaire à la présidentielle, Nelson Chamisa, a condamné les « terribles événements » de Bulawayo. Le sénateur David Coltart, un ancien ministre du MDC, appelle à une enquête digne de ce nom.

« Nous espérons que l'enquête sera indépendante et rigoureuse et que les coupables seront identifiés et punis. C’est ce qui devrait être fait. Mais, bien entendu, l’histoire de notre pays montre que souvent des innocents et non les véritables coupables sont punis. Il ne faut pas que l'enquête soit manipulée à des fins politiques. Le problème, dans notre pays, c’est que la police est traversée par les courants qu'on trouve au sein de la Zanu-PF. On en a eu la preuve, encore récemment, lorsque le directeur général de la police a été limogé et lorsque l’armée, par suite du coup d’État, a jugé bon d'assumer certaines responsabilités dévolues en temps normal à la police. On peut conclure qu’il y a beaucoup de défiance chez les policiers et, peut-être aussi, entre les policiers et les militaires. C’est pour ça que seul des enquêteurs professionnels, redevables à ni l’une ni l’autre des factions de la Zanu-PF, seront à même de trouver les coupables. »

Avec RFI

David YALA

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  • SOURCE: Linfodrome
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