Mali : Un maire du nord du pays tué dans une circonstance malheureuse


Un maire du nord du pays tué par l'Armée malienne.

Le maire d'Andéraboukane, localité située dans le nord du pays, a trouvé la mort le lundi 04 février 2019 dans une attaque contre son véhicule.

L'élu local était dans ce véhicule quand il a reçu des tirs d’un poste militaire à l'Ouest de la ville. L'incident s'est déroulé aux environs de 5 h du matin. Un véhicule 4x4 à bord duquel il y avait quatre (04) personnes a essuyé une rafale au poste militaire à l'ouest de la ville. Le maire de la commune d'Anderamboukane qui se trouvait dans le véhicule a été mortellement atteint. Trois autres personnes dont une par balle perdue sont blessées et reçoivent les soins au Centre de santé de référence de Ménaka.

L’armée Malienne dans un communiqué expliquant les circonstances de ce drame déplore une malheureuse circonstance. « Un véhicule suspect en direction du dispositif des Forces armées maliennes (Fama) n’a pas obtempéré aux sommations. Ainsi, au regard de l’environnement marqué par des attaques kamikazes les Fama, en toute conséquence, ont ouvert le feu sur ledit véhicule  », a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué. Puis de poursuivre : « Malheureusement, c'est le maire d'Anderamboukane, M. Hamad Ahmed, et trois autres personnes qui étaient à bord. Le maire fut mortellement atteint et les trois autres blessés ».

Depuis 2015, des attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger. Le pays est sous état d'urgence quasiment sans interruption depuis l'attentat djihadiste contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015 et connaît de fréquentes attaques, notamment dans le centre et le nord de son territoire. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, dont l'application accumule les retards.

                                                                                                                              

Maxime KOUADIO

Serge Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome
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