Tournée de l'ex-PAN dans le Nord: Ce que des populations confient à Soro, la réaction du président du Comité politique


Guillaume Soro a choisi d'aller au contact des populations du nord depuis le 25 mars dernier

Il procède par des visites inopinées dans certains villages reculés. Guillaume Kigbafori Soro, le président du Comité politique (Cp), s'est rendu dans plusieurs villages de la sous-préfecture de Bassawa, où il a été sollicité par les populations pour les aider à régler certains problèmes qu'on pourrait qualifier de primaires.

« Je suis très content de le voir. Mon souhait, c'est qu'il fasse beaucoup pour nous. Nous avons des problèmes de cartes d'identité, des problèmes d'eau et la mosquée aussi. Nous n'avons pas de soutien. La population souffre beaucoup », a indiqué un habitant de Bassawa, dans une vidéo diffusée, vendredi 12 avril 2019, sur la télévision en ligne de Guillaume Soro, Gkstv. « Qu'il fasse tout ce qu'il peut faire pour nous, pour qu'on soit satisfait de notre village. On a beaucoup de problèmes, on souffre même », a insisté une femme du village.

À Satama Sokouara, où il s'est également arrêté, durant son parcours, l'ancien président de l'Assemblée nationale a enregistré les doléances des populations, qui se résument à la construction d'une école, de la réhabilitation des pompes villageoises améliorées. « On va envoyer les gens pour regarder l'état de vos pompes et on va faire… », a promis Guillaume Soro. Pour cette institutrice, interrogée par la télévision en ligne, c'est « une visite surprise sous ce grand soleil, surtout dans notre école. Nous sommes contentes. Nous attendons beaucoup de lui. Surtout que c'est une école rurale », a-t-il sollicité.

Une escale à Koumbalasso, et c'était la liesse. Le président du Cp a été honoré par le masque du village, avant de recevoir des bénédictions des anciens. « Le gouvernement n'a jamais construit une école ici. C'est les pauvres paysans, nos parents, qui ont tout fait pour construire une école de 3 classes », a réagi un villageois, visiblement remonté. Avant d'ajouter, en présence de Guillaume Soro : « plus de 100 enfants ont été inscrits mais n'ont pas pu aller à l'école. Et on se dit un pays émergent. Votre arrivée nous soulage. On vous suit, on sait ce que vous avez fait ».

Face à cette déclaration, le député de Ferkessédougou a souhaité que le point des besoins du village soit fait et transmis à ses services. « Vous m'avez parlé d'eau, d'école et de mosquée. J'ai demandé au maire d'aller voir l'école. L'école est importante. On ne pourra pas avoir d'émergence s'il n'y a pas d'école. Il ne faut pas se blaguer. C'est important, il faut que les enfants aillent à l'école », a-t-il indiqué.

Même schéma à Djémessédougou, un autre village de la sous-préfecture. Là, l'ex-chef du Parlement a lancé un message aux villageois, après que leur porte-parole a promis, au nom des populations, de l'accompagner jusqu'à la présidence de la République. « … C'est comme ça l'histoire des grands hommes. Bientôt, c'est la terre promise. Vous avez le profil d'un grand dirigeant. Nous sommes prêts à vous accompagner au palais… », a affirmé ce porte-parole. Avant de solliciter la transformation d'un des nombreux forages du village en château d'eau. Il a demandé des chaises et des bâches, mais aussi la réhabilitation de l'hydraulique villageoise améliorée au président du Comité politique. Celui-ci, séance tenante, a remis de l'argent au comité de gestion des forages pour la réalisation de ces travaux. Cependant, pour Guillaume Soro, qui s'est adressé à l'imam du village, il faut prôner le pardon. « Le pardon de la nation. Il faut que les gens soient humbles. Tant que les Ivoiriens du nord, du sud, de l'est, de l'ouest, du centre, ne se considéreront pas comme des frères et des sœurs, la Côte d'Ivoire aura des problèmes », a-t-il professé. Guillaume Soro poursuit son périple dans le nord ivoirien.

Hervé KPODION

 

Hervé Kpodion

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  • SOURCE: Soir info
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