Tourisme, développement, gigantisme

Découvrir la Turquie par Istanbul, un géant en perspectives qui veut dominer le monde, les atouts et les potentialités de ce carrefour de l’Europe et de l’Asie


Le nouvelle aéroport d'Istanbul, une innovation dans le domaine de l'aéronautique sur plus de 70 millions de m²

Découvrir Istanbul et jauger les capacités de la Turquie. Difficile en trois jours d’épuiser les capacités de ce pays en partant de son histoire et de sa richesse culturelle, qui attirent de plus en plus de touristes sur son territoire. Au cœur de l’empire Ottoman avec une délégation de journalistes ivoiriens sur les traces et les chantiers d’un géant en construction.

Au confluent de l’Europe et de l’Asie de l’Est, la Turquie se distingue difficilement de ces deux continents. Découvrir ce pays aux portes de l’Union européenne est un véritable rendez-vous avec l’histoire et la culture. Un voyage dans le temps et dans l’espace qu’une demi-douzaine de journalistes ivoiriens, partis de la Côte d’Ivoire un lundi du début de ce mois de mai, pour revenir quelques jours après, a eu l’occasion de vivre. Un voyage de presse offert par la compagnie Turkish Airlines représentée à Abidjan.

Istanbul, capitale économique de la Turquie, sera la destination. Cette ville de près de 20 millions d’habitants (presque la population totale de la Côte d’Ivoire), n’aura pas été choisie au hasard. Car, elle reflète à elle-seule le passé, le présent et l’avenir du pays, qui compte plus de 80 millions d’habitants. La ville aux 2500 mosquées est la plus grande de la Turquie. Une véritable cité culturelle, un pôle d’attraction pour les touristes. Européens, Asiatiques et curiosités venant de tous les autres continents affluent dans Istanbul. Qui, pour découvrir ses mosquées, qui pour immortaliser ses monuments historiques, qui pour découvrir la particularité de cette ville à cheval sur l’Europe et l’Asie. Les deux continents voisins, se regardant de face dans cette cité, juste séparés par le détroit du Bosphore, inondé de bateaux de croisière, eux-mêmes bondés de touristes prenant du bon temps à la découverte des merveilles d’Istanbul.

 Mosquée bleue

La mosquée Sultanahmet ou la mosquée bleue, un centre d'attraction pour les touriste

Sites d’attraction. Istanbul, ce sont les sites d’attraction, mais aussi du gigantisme, synonyme d’un pays qui nourrit de grandes ambitions en termes de positionnement dans le monde. Le premier élément qui frappe à l’œil, ce sont les nombreuses mosquées et leurs minarets rivalisant d’éclat çà et là, visibles à tous les coins du regard. « Nous avons 2500 mosquées seulement ici, à Istanbul », souligne notre guide, une Turque qui hâte les pas pour tenter de donner du maximum à découvrir à ses hôtes du jour. La Turquie, fait-elle savoir, c’est environ 98% de musulmans, en effet, après la domination des Ottomans. L’empire Ottoman a régné plus de 6 siècles durant sur l’Europe de l’Ouest, en particulier la Turquie jusqu’au début du 20è siècle. Elle a pris fin avec le premier président Mustafa Kemal Atatürk, qui a gouverner la Turquie de 1923 à sa mort en 1938. Aussi, l’héritage laissé par l’empire Ottoman demeure aussi récent que vivant. A travers les monuments de la ville d’Istanbul. En dehors des milliers de mosquées, ce sont ces grands édifices chrétiens, qui ont tous été transformés en lieux de prière pour l’islam. Mais, dont certains, ont gardé encore quelques indices devenus de grands symboles au monde. En termes de monuments symbolisant la cohabitation entre les religions, seule la Turquie en dispose qui attirent des millions de regards chaque année à Istanbul. C’est le cas du Centre Sophia, où le siège de la « Sagesse divine ». Une ancienne basilique reconvertie en mosquée, mais qui a gardé intactes ses images de Jésus Christ et sa mère Marie, avec à leurs côtés le prophète Mahomet.

Transformée en musée en 1935, par Atatürk, le père de la Turquie moderne, cette ancienne Basilique de Constantinople (appellation ancienne de Istanbul) construite en 5 ans seulement, entre 532 et 537 draine aujourd’hui plus d’un millier de touristes par jour. Comme compagnon de toujours de ces touristes, Gli. Une chatte, dont les images font le tour du monde. Notamment avec le Pape François, l’ex-président américain, Barack Obama, qui a posé avec le félin avant son élection à la tête de la plus grande puissance du monde. Une légende qui se conte et se raconte à tous ceux qui foulent l’intérieur du Centre Saint Sophia dit le Centre de la « sagesse ». Un lieu de rencontre où de grands hommes se côtoient avec des gens ordinaires. Même ambiance à la mosquée bleu, où la Mosquée Sultanahmet qui, elle, date du 17ème siècle. Ce grand lieu de piété, elle aussi, ne désemplit pas de visiteurs et de fidèles faisant escale pour confier leurs sorts à la miséricorde et la grâce divine.

Bosphore

 

Le détroit de Bosphore, qui sépare l'Europe de l'Asie reliées par ce pont géant et flottant

Gigantisme. La Turquie, c’est aussi le gigantisme qui ne cache pas les ambitions de ce pays. Cette terre d’Europe qui ne veut pas rester en marge des nations qui comptent dans le monde aujourd’hui. En témoignent ces grandes œuvres appréhendées à Istanbul. On ne dira pas le contraire avec l’un des plus grands, sinon le plus grand bazar du monde. Plus de 4000 magasins, bâtis en soute, et grouillant de monde, en plein cœur de la ville, au milieu des mosquées. Toute chose qui fait de la ville aux deux continents, un carrefour commercial indéniable aussi bien sur l’Europe que sur l’Asie.

Le fleuron aérien. Mais, en matière de folie des grandeurs, le pays de Erdogan n’a pas encore dit son dernier mot. L’élément marquant actuellement pour le voyageur qui atterrit à Istanbul, c’est son nouvel aéroport. Ce joyau architectural inauguré en octobre 2018, mais encore en finition sur une superficie de plus de 70 millions de Km². Du jamais vu, car il s’agit du plus grand aéroport du monde. Une infrastructure de taille, qui dévoile la volonté des dirigeants turcs de faire de leur pays, pour sa position géographique privilégiée, un tournant de la planète. Pour accompagner ce projet, les Turcs s’attellent à bâtir l’une des compagnies les plus inégalables en matière de transport aérien. Avec plus de 500 aéronefs desservant à, ce jour, plus de 124 destinations dans le monde, Turkish Airlines est le fleuron de ce gigantisme aéroportuaire. Lequel envisage d’atteindre les 200 millions de passagers par an d’ici 2023 contre les 90 millions aujourd’hui. Ce challenge, les dirigeants de la compagnie la plus présente sur des destinations dans le monde ne doutent point de leur capacité à le relever. A l’instar de son vice-président Afrique Subsaharienne M. Askin Cantimur, qui a ouvert ses locaux à la délégation des journalistes partis d’Abidjan. M. Cantimur a saisi cette occasion pour décliner tout le plan de développement de Turkish Airlines non sans dévoiler les gros moyens mis en œuvre pour relever ce défi. Notamment l’amélioration des services pour les voyageurs, mais surtout la multiplication des destinations pour se rapprocher de plus en plus des voyageurs. Une politique, qui permet aujourd’hui, de couvrir déjà plus de 57 destinations en Afrique dans 37 pays desservis, parmi lesquels la Côte d’Ivoire.

Félix D.BONY

Envoyé spécial

Félix D. Bony

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  • SOURCE: Linfodrome
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