Xénophobie en Afrique du Sud : le chef de l’opposition sud-africaine accuse les « blancs » du pays, les raisons...


06/09/2019
Xénophobie en Afrique du Sud : le chef de l’opposition sud-africaine accuse les « blancs » du pays, les raisons...
Le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa annonce qu’au « moins 10 personnes ont été tuées dans ces violences, dont deux étaient des ressortissants étrangers ».

Suite aux violentes attaques et manifestations xénophobes qui ont opposé les migrants africains à leurs hôtes en Afrique du Sud, le chef de l’opposition sud-africaine, Julius Malema a accusé la population blanche du pays d’être responsable de toutes les violences auxquelles sont confrontées les différentes populations du pays de Nelson Mandela.

 

Plusieurs pays africains, dont le Nigéria, la République démocratique du Congo et bien d’autres pays ont été la cible de violence attaques occasionnant des morts, des blessés et d’important dégâts matériels. Ces évènements douloureux ont débuté le mardi 3 septembre 2019 après qu’un « étranger ait été calciné en plein jour sans aucune intervention ».

Décriant cette atroce réalité, le leader de l’opposition, Julius Malema « a blâmé la population blanche et sa mainmise économique sur le pays pour avoir créé de l’animosité parmi les africains, ce qui a conduit à l’agitation actuelle », a rapporté Apa news, dans sa parution de ce vendredi 6 septembre 2019.  

Selon le confrère, Julius Malema a tenu à faire lumière sur des informations faisant états de ce que, des étrangers empêchent les sud-africains de se trouver un emploi, « il n’y a aucun Nigérian qui a volé une industrie et n’a employé que des Nigérians. Il n’existe aucun Zimbabwéen qui possède des grandes fermes dans lesquelles il n’a employé que des Zimbabwéens », ajoutant que les industries sont « contrôlées par les blancs qui emploient des étrangers et leur paient un maigre salaire. C’est ça qui vous pousse à croire que vos frères africains vous volent vos emplois ».

« Et parce que nous sommes au chômage, et parce que nous avons un gouvernement qui n’a pas de solutions aux crises de pauvreté et à l’écart grandissant entre les riches et les pauvres, nous commençons à penser comme ça. Le secteur privé, le capital monopolistique blanc, doit donc assumer l’entière responsabilité de ce gâchis auquel nous sommes confrontés », a déclaré Malema.  

 Quant au président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, il a exhorté ses compatriotes à mettre fin aux violences xénophobes. Il a par ailleurs annoncé « qu’au moins 10 personnes ont été tuées dans ces violences, dont deux étaient des ressortissants étrangers. Aucun niveau de colère, de frustration et de griefs ne peut justifier de tels actes de destruction et de criminalité. J’appelle chacun d’entre nous à ne pas alimenter un climat de peur et de confusion ».

 

Idriss KONE (stg)

 

 

 

 

 

 

Idriss KONE (stg)

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  • SOURCE: Linfodrome
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