Ouverture de la 25ème édition du Fespaco : Le cinéaste ivoirien Kramo Lanciné Fadika immortalisé

. Le village ''Akwaba'' dédié à la Côte d'Ivoire

La 25ème édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) s’est officiellement ouverte le samedi 25 février, dans la capitale burkinabè, en présence du président Roch Christian Kaboré et avec la participation à la cérémonie d’ouverture du reggaeman ivoirien, Alpha Blondy. Deux faits majeurs ont marqué le début de l'événement : l'hommage au cinéaste ivoirien Kramo Lanciné Fadika, et l'ouverture du village ''Akwaba'' dédié à la Côte d'Ivoire.

 
La Côte d’Ivoire est l’invitée d’honneur de l’édition 2017 de ce rendez-vous du septième art panafricain dont le thème est : "Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel", et qui enregistrera, lors de la cérémonie de clôture, le 4 mars prochain, la présence du président ivoirien, Alassane Ouattara, à Ouagadougou, a annoncé le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman Kouakou. Remerciant les autorités burkinabè pour le choix de la Côte d’Ivoire comme invitée d’honneur à l’édition 2017 du Fespaco, M. Bandaman a indiqué qu’une délégation forte de 300 personnes est présente à Ouagadougou dans le cadre de ce rendez-vous des arts. Pour marquer favorablement son statut de pays invité d’honneur, la Côte d’Ivoire a remis au comité d’organisation la somme de 50 millions de Fcfa et déplacé la méga star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy, qui a fait une belle prestation lors de la cérémonie d’ouverture.

A lire: Naky Sy Savane en attraction à l'ouverture du Fespaco

Un espace de 1200 m², baptisé "village Akwaba" et dédié à la Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur de la 25ème édition du Fespaco, a été officiellement ouvert dimanche à la place de la Nation de Ouagadougou, selon l’Agence d’information du Burkina (Aib). Aux côtés des autres pays, ce village reflétera un pan de la culture ivoirienne, avec une grande tente blanche climatisée entouré de stands de même couleur. Dès l’entrée de la grande tente, précise la dépêche de l’Aib, se dresse une majestueuse sculpture de baobab, avec une photo du président Alassane Ouattara accrochée au tronc. Un joli tableau célébrant "le mariage" entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, avec des caricatures souriantes du président Ouattara et du président du Faso Roch Kaboré, est également perceptible de loin. En plus du ''village Akwaba'', l’aire de la place de la Nation de Ouagadougou est aussi occupée par plusieurs dizaines de stands, d’exposants locaux et de pays de la sous-région, signale-t-on.

Par ailleurs, notons que le cinéaste ivoirien Kramo Lanciné Fadika, vainqueur de l’Etalon d’or du 7ème Fespaco en 1981, avec son film "Djéli", est immortalisé dans la capitale burkinabè à travers une statue de bronze qu’il a inauguré hier, dimanche 26 février. Cette cérémonie de dédicace de la statue de bronze de Kramo Lanciné Fadika, la cinquième du genre sur l’avenue des cinéastes à Ouagadougou, s’est déroulée en présence des ministres ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman, et burkinabè, Tahirou Barry, et de nombreux festivaliers et cinéastes dont le secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci), Cheick Omar Sissoko.

 

Deux films ivoiriens en compétition

Le cinéaste ivoirien a souligné qu’un film réalisé retient l’attention d’un jury certes, «mais il y a toute l’équipe anonyme autour de ce film, qui a aidé à sa fabrication». «J’ai une pensée très profonde pour ces personnes-là», a ajouté Kramo Lanciné Fadika. Il a témoigné sa gratitude au peuple burkinabè pour le festival et exprimé ses vifs remerciements au ministre Maurice Bandaman pour son implication personnelle dans la réalisation de la statue. Une avenue, débouchant sur la Place des cinéastes est réservée par les autorités municipales de Ouagadougou, pour l’édification de statues à l’effigie de tous les cinéastes détenteurs de l’Etalon de Yennenga.

A lire aussi: Lancement du tournage de "Ma Grande Famille", Delta avoue sa peur

20 films de fiction dont deux longs métrages de la Côte d’Ivoire (''Innocent malgré tout'' de Kouamé Jean De Dieu Konan/ Kouamé Mathurin Samuel Codjovi et ''L’interprète'' de Olivier Meliche Koné), sont en compétition pour succéder à ''Fièvres'', du Marocain Hicham Ayouch. 950 films ont été inscrits pour la sélection et pendant les huit jours du plus grand événement cinématographique de cinéma et de télévision en Afrique, 150 films seront projetés en quatre compétitions. À côté de la compétition long métrage, présidé par le Marocain Nour-Eddine Saïl, il y a aussi les courts métrages, les documentaires et les séries télévisuelles, sans oublier les films des écoles africaines de cinéma, le futur cinématographique du continent. Selon le délégué général de la manifestation, Ardiouma Soma, pour cette année, 150 films, toutes catégories confondues, ont été retenus sur le millier envoyé aux organisateurs, «une augmentation de 30% par rapport à l’édition de 2015», a-t-il fait remarquer, lors du lancement officiel de la 25è édition le 5 janvier à Abidjan.

 

Alphonse CAMARA

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.ci, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Alphonse Camara

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte