Cherté de la vie, environnement des affaires

Les dossiers chauds qui attendent le futur Premier ministre


13/03/2012
Démission du Premier ministre Guillaume Kigbafory Soro et de toute son équipe gouvernementale.
La démission de Guillaume Soro de son poste de Premier ministre ouvre la voie à la nomination d'un nouveau chef de gouvernement dans les tout prochains jours.

Si pour l'heure, les rumeurs circulent autour du nom du prochain locataire de la Primature, pour les Ivoiriens et le monde économique, les préoccupations sont tout autre. Et en premier lieu, la récurrente question de la cherté de la vie. Il s'agit-là d'un souci majeur auquel doit s’atteler le successeur de Guillaume Soro. Sur les marchés, les prix des denrées alimentaires restent très élevés, en dépit des actions du ministre du Commerce sortant, Banzio Dagobert.

Certes, de nombreuses rencontres avec les acteurs de la filière bétail et viande ont permis de contenir l'envolée des prix. Mais ces efforts n'ont pas permis au panier de la ménagère d'être fourni en produits de grande consommation, avec notamment le poisson et le riz qui sont devenus des denrées difficiles à se procurer car inaccessibles à la bourse moyenne. « Il y a trop de taxes », fait remarquer le président de la Fédération nationale des commerçants de Côte d'Ivoire, Soumahoro Farikou. Comme solution, M. Farikou propose la baisse de la TVA( Taxe sur la valeur ajoutée) aujourd'hui fixée à 18%. Autres désagréments qui font remonter le prix des produits, le racket et les tracasseries pratiqués sur les axes routiers. Récemment, l'ancien ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi déclarait que les faux frais encaissés illégalement sur les chargements de camions étaient passés de 445 000 francs à 75 000 francs.

Si ce bilan est jugé satisfaisant, il s'agit toutefois d'un aveu qui masque l'impuissance des autorités ivoiriennes devant ce phénomène devenu une hydre de Lerne. Ensuite, côté sécurité des biens et des personnes, il y a encore du travail à faire. Certes, une évolution notable a été faite sur ce plan. Mais l'action des coupeurs de route constitue une réelle menace sur les activités économiques, les opérateurs économiques mesurant les risques avant de s'engager sur les routes. Enfin, au niveau de l'environnement des affaires, tout porte à croire que les chantiers sont dégagés par l'ancienne équipe gouvernementale.

Que ce soit au niveau de la justice que des autres ministères et institutions en charge d'améliorer la gouvernance économique et administrative, tout a été dit à l'effet d'attirer les investisseurs étrangers. Pourvu que ce ne soit pas des effets d'annonce. Le futur Premier ministre devra suivre de très près les chantiers du Centre pour la Promotion des Investissements en Côte d'Ivoire(CEPICI) et du Secrétariat national à la Bonne gouvernance et au Renforcement des Capacités.

Bertrand GUEU

Bertrand Gueu

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  • SOURCE: L'inter

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