FILIÈRE CAFÉ-CACAO / AVANTAGES AUX INDUSTRIES LOCALES, PRIX D'ACHAT AUX PRODUCTEURS...

Le ministre Coulibaly Sangafowa clarifie tout
29/01/2012 | | Commenter l'article
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Le ministre de l'agriculture , Coulibaly Sangafowa reste convaincu que le Conseil café - cacao est un système transparent
Saisissant l'occasion de l'installation des nouveaux administrateurs de la filière cafécacao, le ministre Coulibaly Sangafowa a fait la lumière sur un certain nombre de sujets concernant la réforme.

La réforme de la filière cafécacao est en marche. Les membres de l'organe chargé de la mise en oeuvre de cette réforme (le Conseil cafécacao), ont été installés le mardi 24 janvier 2012 par le ministre de l'Agriculture, Coulibaly Sangafowa. Cela s'est fait dans le cadre d'une cérémonie qui a eu lieu à la Caisse de stabilisation au Plateau. Une occasion pour le ministre de faire la lumière sur un certain nombre de dossiers relativement à la filière café-cacao. S'agissant de la polémique autour des avantages accordés aux industries locales à travers le Droit unique de sorti (DUS), une fiscalité de l'Etat, le ministre a indiqué qu'une étude
est en cours qui permettra de prendre une décision finale. «Nous avons conclu que pour prendre une décision qui soit assise sur des critères rationnels, il faut faire une étude dont les termes de référence ont été bouclés et, il reste à partager ces termes de référence au sein de toute l'administration, aux autres ministères. Et
après, l'étude devrait démarrer incessamment. C'est cette étude qui permettra de prendre une décision finale pour tenir compte de tous les intérêts. Les résultats de l'étude seront publics. C'est une étude qui ne devrait pas prendre plus d'un trimestre », a affirmé le premier responsable de l'Agriculture. Revenant, par ailleurs, sur
cette idée de subvention aux industries locales qui reprenaient les fèves de cacao de moindre qualité en vue de leur transformation sur place, il a expliqué que c'était une politique de développement économique
mise en place par le gouvernement pour encourager la transformation sur place des produits. Mais aussi et surtout, pour préserver le label ivoire des fèves de cacao. Ainsi, l'industrie locale qui reprenait les fèves de cacao de moindre qualité avait eu cet avantage d'être exonérée du DUS, ''non seulement pour l'aider à l'investissement qu'elle a fait, mais aussi pour compenser la perte qu'elle peut avoir, parce qu'un produit de qualité n'a pas la même valeur qu'un produit de moindre qualité'', a expliqué le ministre. Il s'agissait d'une mesure, selon le ministre, qui était prise et limitée à une catégorie de fèves et également dans le temps. Mais
à la pratique, et c'est malheureusement ce qui est déploré aujourd'hui, cette disposition a demeuré. Aujourd'hui, à la faveur de la réforme, il faut mettre fin à certaines pratiques dont cette subvention. C'est donc à juste titre que la réflexion est menée, selon le ministre, pour savoir la pertinence de continuer à accorder des avantages ''sans que cela n'affecte les ressources de l'Etat durablement, sans que cela n'introduise aussi des distorsions au niveau de l'équité qu'il nous faut établir entre tous les acteurs''. La préoccupation est aussi de savoir quelle solution adopter pour rester dans la dynamique qui vise à continuer d'encourager l'industrie locale. D'autant plus que, selon le ministre, le taux de transformation aujourd'hui en Côte d'Ivoire est d’environ 35%, l'objectif visé étant de 50% dans un proche avenir. Toute chose qui recommande donc la prise en
compte de diverses préoccupations. D'où l'idée de l'étude évoquée par le ministre et dont les résultats sont très attendus. Sur les questions relatives au financement des acteurs de la filière, le ministre a indiqué que cela est réglé aujourd'hui par l'Etat, à travers la constitution d'un fonds de réserve. Il a été aussi rassurant quant aux ventes à terme, une pratique qui a été déjà expérimentée en Côte d'Ivoire. «Dans tous les cas, les banques et établissements financiers sont représentés dans le Conseil pour tenir compte de toutes les questions qui sont liées au financement », a-t-il dit. Le prix aux paysans a été présenté comme une question importante par le premier responsable de ce département ministériel. «C'est pour ça que le président a souhaité qu'on revienne à la stabilisation», a justifié le ministre, qui a mentionné que pour la campagne 2012-2013, il s'agira d'aller à des prix stabilisés. «Le Conseil d'administration du Conseil café-cacao se donnera les moyens pour faire respecter, avec l'appui de l'Etat, ces prix sur le terrain », a précisé le ministre. Revenant sur l'organe unique chargé de la gestion de la filière café cacao, il a noté qu'il s'agit d'une structure qui cumule les expériences
passées de la stabilisation et de la libéralisation. «La présente réforme emprunte à l'un et l'autre des systèmes, ce qu'il y a eu de bon et rejette ce qu'il y a eu de mauvais. Dans la libéralisation, ce que nous avons retenu de bon, c'était l'ouverture de la gouvernance aux acteurs de la filière. Ici, c'est l'interprofession », a affirmé
le ministre. Il a fait remarquer que dans l'ancien système, ce qu'on reprochait à l'ancienne Caistab, c'est que c'est un système qui n'était pas transparent. Aujourd'hui, a-t-il insisté, il s'agit d'un système transparent. La gouvernance, de son avis, sera donc transparente.

Irène BATH

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  • SOURCE: L'inter
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