Agro-business : Le Trésor public veut canaliser le phénomène, 18 sociétés ciblées


05/01/2017 | | Commenter l'article
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Le Directeur général (Dg) du Trésor et de la Comptabilité publique, Assahoré Konan Jacques, veut canaliser le phénomène des entreprises d'agro-business.

Un communiqué rendu public sur le site officiel du Trésor public, depuis quelques jours, explique pourquoi des mesures sont prises dans ce sens. « Des entreprises supposées de promotion agricole, dites entreprises d'agro-business et assimilées, promettent aux populations des gains élevés et rapides d'argent, au mépris de la réglementation en vigueur et des risques liés à l'exercice de ces activités (…). Aussi, la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité (Dgtcp) tient-elle à porter à la connaissance des populations que des enquêtes sont en cours à l'effet de cerner tous les contours de ces opérations financières. Elle les rassure qu'en attendant les résultats desdites enquêtes, le gouvernement a pris des mesures, les services compétents de l’État ont pris les mesures nécessaires pour canaliser ce phénomène », est-il mentionné dans le communiqué.

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Selon Assahoré Konan Jacques, cette décision fait suite à la forte recommandation du gouvernement quant à la souscription aux produits des sociétés d'agrobusiness. Le document signé du Dg du Trésor public, produit également une liste indicative de 18 sociétés d'agro-business exerçant régulièrement en Côte d'Ivoire. Il s'agit de Monhévéa.com, Respiidiaworlgroup, Maktub-Ivagrop, Agribiznet, Poly Agrobiz, Monsuccès, Ivoire Champs, Afrique au Champ, Greenweb consultant, Agricash, Cifide (Agrofinance), Gram's Sarl, Agribio Sarl, AgrielIvoire, Self Agronomix, Sa Agro-Biz, Leader Investissements et Arthur Coconut Mill. C'est le mercredi 28 décembre 2016, au terme du Conseil des ministres, que le gouvernement ivoirien a recommandé « la prudence et la vigilance pour tout investissement dans les entreprises d'agro-business ».

Le porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné, a fait savoir « qu'il ne s'agit pas de supprimer ces activités mais il y a une absence de visibilité sur les risques encourus par les populations ».

Hermance K-N

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