Après plusieurs demandes de mise en liberté : On s’interroge sur le maintien en détention d’Ali Darwiche


20/03/2017 | | Commenter l'article
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Cela fait plus d’un mois que l’opérateur économique ivoiro-libanais, Ali Darwiche, est détenu à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Une détention qui suscite, sur les réseaux sociaux et dans les causeries, des interrogations en Côte d’Ivoire et ailleurs.

 Surtout que, de sources judiciaires, la demande pour sa mise en liberté provisoire, introduite quatre fois, n’a pas eu de réponse favorable. Dans un communiqué de presse, paru la semaine dernière, la Direction générale du Conseil du café-cacao (Ccc) soutient que « l’opérateur économique, basé à Akoupé, est accusé de non-paiement sur les livraisons à crédit, de 2 200 tonnes de cacao, ayant entraîné des manifestations publiques des producteurs de café-cacao, pour réclamer leur dû ».

Et le texte de préciser : « Le Conseil du café-cacao a informé Monsieur Ali Darwiche, qu’en sa qualité d’autorité de régulation de la filière café-cacao, il a porté plainte contre lui au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire, et pour le compte des planteurs de cacao. Et ce, pour les faits de non-paiement intégral du prix du cacao livré, conformément à l’article premier bis de la loi n°89-521 du 11 mai 1989 modifiant et complétant la loi n°88-650 du 07 juillet 1988, relative à la répression des infractions en matière de commercialisation des produits agricoles ».

 

A lire aussi: La détention d'un caheteur de cacao suscite la polémique

Cette sortie n’est pas partagée par des sources proches du dossier. Celles-ci soutiennent mordicus que la manifestation du 23 janvier 2017, à Akoupé, n’avait rien à voir avec un quelconque mécontentement des producteurs contre Ali Darwiche, pour « non-paiement de leur cacao livré ». « Que le Conseil du café-cacao apporte les preuves qu’Ali Darwiche doit à un planteur ! Ali Darwiche a produit les preuves qu’il ne doit à personne. C’est pourquoi aucun planteur n’a porté plainte. Chaque planteur a eu un reçu de chaque kilo de cacao vendu. L’acheteur a aussi ses reçus… Au lieu de porter plainte contre l’opérateur économique, pour une affaire commerciale, le Conseil du café-cacao aurait dû s’informer dans ses bureaux… », a réagi un opérateur économique avec qui nous avons échangé, ce week-end, à Abidjan.

« A-t-on besoin de jeter en prison un opérateur économique pour une affaire commerciale ? Que fait alors le Tribunal du commerce en Côte d’Ivoire? », s’est interrogé notre source. Du côté des soutiens de l’opérateur économique ivoiro-libanais, la mobilisation n’a pas baissé. Sur la page intitulée : « Libérez Ali Darwiche », créée sur facebook, on enregistrait déjà, ce week-end, plus de 15 000 « J’aime ». A Abidjan et dans des villes de l’intérieur du pays où Ali Darwiche mène ses activités, c’est bien souvent qu’on voit des personnes porter fièrement des tee-shirts estampillés : « Libérez Ali Darwiche ! » ; « Justice pour Ali Darwiche » ; « Je suis Ali Darwiche ».

 

Abraham KOUASSI

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Abraham KOUASSI

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  • SOURCE: Soir info
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