Côte d’Ivoire

Etat des routes : L’ambassadeur de l’UE interpelle les autorités ivoiriennes

Le ministre des transports Amadou Koné : « Je souhaiterais que la faute ne vienne pas de nous »
20/03/2017 | | Commenter l'article
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L'ambassadeur de l'Union européenne Jean François Valette (au premier plan)

A l’occasion de la « Course cycliste du partenariat pour l’émergence » dotée du grand prix de l’Union européenne, l’ambassadeur de l’UE Jean François Valette a interpellé les autorités ivoiriennes et levé un coin de voile sur les mesures idoines pour une longévité de l’axe routier Comoé-Abengourou-Agnibilekrou.

L’ambassadeur de l’Union européenne Jean François Valette était dans l’Indénié-Djuablin, le samedi 18 mars 2017, à l’occasion de la « Course cycliste du partenariat pour l’émergence » dotée du grand prix de l’UE. Il a même pris part à cette compétition sur une partie du parcours pour voir la qualité du bitume.

L’Union européenne qui a financièrement aidé l’Etat ivoirien à refaire cet axe routier tient à sa longévité. C’est pourquoi, dans son discours, SEM Jean François Valette a souhaité une grande implication des autorités : « Cette route est appelée à durer plusieurs dizaines d’années. Mais sa longévité sera d’autant plus grande que chacun sera vigilant sur la question de la surcharge des camions. Nous sommes en train de construire une bascule pour faciliter le suivi de ce problème. Et ça suppose aussi beaucoup d’attentions de la part du gouvernement, de la part des autorités préfectorales et bien sûr du ministère des transports. Je sais que vous êtes particulièrement attentif à ce problème et je ne doute pas monsieur le ministre que cette route, durera sans doute plus de 30 ans », a dit le diplomate de l’Union européenne.

Lire aussi cet article: L'ambassadeur de l'UE surpris dans une course de vélo

Le ministre des transports Amadou Koné qui a fait le déplacement à Abengourou, a pris l’engagement d’être aux côtés de l’UE pour éviter les surcharges sur les routes : « Je voudrais m’engager à vos côtés devant eux (les transporteurs : ndlr), que nous allons tout mettre en œuvre, en ce qui nous concerne, pour ne pas qu’il y ait de surcharges sur la route. Pour que cette route tienne encore plusieurs années et que la route ne se dégrade pas, juste après sa mise en service. On l’a constaté malheureusement sur plusieurs de nos voies. Evidemment, on cherche des boucs émissaires, on se rejette la balle. Je souhaiterais que la faute ne vienne pas des transporteurs et du ministère des transports. Et nous sommes d’accord pour travailler ensemble pour faire en sorte que la maintenance ne nous coûte pas aussi cher que d’autres maintenances que d’autres maintenances par ailleurs parce que nous aurons pris les dispositions pour utiliser la route normalement. Je voudrais remercier aussi le directeur de l’OSER qui nous a accompagnés et l’engager avec nous à faire en sorte que nous sensibilisions les utilisateurs de cette route. Il nous a été signalé que dès sa mise en service, il y a eu des accidents meurtriers. Pas plus tard qu’il y a trois semaines, il y a encore 9 personnes qui ont perdu la vie sur cette route. Les efforts ont été faits par l’UE et par l’Etat de Côte d’Ivoire pour que cette route soit praticable en toute saison et qu’elle soit de bonne qualité. Donc nous devons travailler ensemble pour sensibiliser les usagers de cette route qu’elle ne soit pas plus meurtrière, de sorte à ce que les gens regrettent à ce que la route ait été réparée. Parce que s’il y a plus de morts sur la route, évidemment, certains diront, il aurait fallu la laisser comme ça. Au moins, on ne mourait pas sur la route », a dit le ministre Amadou Koné

Il a aussi pris l’engagement pour cette route soit bien utilisée : « Je voudrais nous engager à travailler pour faire en sorte que la route soit bien utilisée. Que cette route contribue davantage à désenclaver, à réduire la pauvreté dans la région ».

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome
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