Électricité : Ce qui va changer avec le barrage de Soubré


22/09/2017
Électricité : Ce qui va changer avec le barrage de Soubré

Livré en juin 2017, quels seront les bénéfices du barrage de Soubré pour les populations locales en particulier et pour les populations ivoiriennes en général, du point de vue énergétique ?

Entre autres sujets, des journalistes ivoiriens ont été instruits sur la question des retombées du barrage de Soubré, lors d’un séminaire de formation presse, qui s’est déroulé, du mercredi 13 au vendredi 15 septembre 2017. A cette occasion, les responsables de CI-Energies ont expliqué qu’outre les retombées sociales enregistrées par les populations locales avant et pendant les travaux, notamment l’équipement et la reconstruction des villages impactés, l’aménagement hydroélectrique du barrage présente des avantages notables. Au niveau du système de production électrique notamment, le barrage devrait assurer la production d’énergie électrique de 1170 Gwh par an.

Ce qui représente environ 45% d’origine de la production hydraulique nationale. La mise en service de l’ouvrage contribuera également à l’équilibre production-consommation, par sa puissance de 275 Mw, tout en renforçant le mix énergétique au niveau de la production électrique de la Côte d’Ivoire, Soubré représentant 30% de la puissance hydraulique nationale. La reconstitution rapide du réseau interconnecté, en cas de manque de tension, s’en trouvera assurée, de même que l’amélioration du plan de tension du réseau 225 kw, notamment dans la zone sud et de l’ouest. Par ailleurs, la mise en service du barrage aura, selon les spécialistes, un bénéfice certain sur la gestion intégrée des eaux dans la région. Ce, en garantissant un débit réservé, et en alimentant les villes de Soubré en eau. Des répercussions économiques pour les populations devraient aussi suivre.

En effet, la construction du barrage est une opportunité pour développer des activités économiques exercées dans la région, en l’occurrence la pêche, l‘élevage et les activités agricoles. De nouvelles activités génératrices de revenus, devraient parallèlement être créées ; apportant une véritable valeur ajoutée. Le séminaire a, par ailleurs, été le lieu pour les experts, de relever les contraintes qui ont émaillé la réalisation des travaux. A savoir, le calibrage des premières études de 1962 du fait de l’évolution environnementale et démographique constatée dans la région et, la dépendance à la pluviométrie, entre autres.

Installé sur le Sassandra, en aval du barrage de Buyo, l’ouvrage permettra à la Côte d’Ivoire, de passer d’une capacité de 1391 en 2011 à 2200 à fin 2017. A en croire ces spécialistes, la réussite du projet aura un bénéfice sur la réalisation d’autres projets similaires conduits par la Côte d’Ivoire et la Chine. « Les deux parties ivoirienne et chinoise facilitent, par la réussite du projet, la collaboration future pour la construction des autres barrages sur le Sassandra (GRIBO POPOLI, BOUTOUBRE et LOUGA)», ont-ils appris. Et de souligner la mise en avant des compétences nationales dans la réalisation de l’édifice.

Selon les conférenciers, en plus des entreprises publiques et privées ivoiriennes qui ont été associées à la réalisation du projet des études d’impact environnemental à la mise en service du barrage, la main d’œuvre locale a été fortement utilisée dans le cadre de ces travaux. En septembre 2015 déjà, sur 2 763 travailleurs mobilisés, ce sont 1784 employés locaux (soit 77%) qui avaient été sollicités. Un pourcentage qui a, au final, été arrondi à 80%. D'un coût de plus de 286 milliards de francs Cfa, dont 85% financés par la Chine et 15% par l’État ivoirien, le barrage de Soubré a mobilisé 1000 travailleurs dont 80% d’Ivoiriens.

 

Hermance K-N

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Hermance K-N

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  • SOURCE: Soir info

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