Infrastructures économiques : Tout savoir sur le métro d'Abidjan


Le ministre Amadou Koné, dans une note d’information, a expliqué que la réalisation du métro d’Abidjan, dont la livraison est prévue dans les délais 2020 et 2023, contribuera à lutter efficacement contre les pertes de temps, la pollution, mais aussi à la lutte contre le chômage et la pauvreté.

« La réalisation de ce projet contribuera à décongestionner l’ensemble des infrastructures routières d’Abidjan. Il va dynamiser l’attractivité économique de la ville, et son rôle-clé dans les échanges au sein de la Côte d’Ivoire et avec l’international », a présenté le ministre Amadou Koné, puis d’ajouter que le métro permettra de réduire la pollution et les émissions de dioxyde de carbone (Co2), toute chose qui, a-t-il insisté, contribuera à l’amélioration de la qualité de l’air et à la protection de l’environnement.

La nouvelle ligne de métro reliant, le nord au sud, les communes peuplées de la ville (Abobo, Adjamé) aux zones d'emploi (Plateau, Treichville, Marcory, Port-Bouet), s’inscrit dans le corridor de la ligne ferroviaire Abidjan-Ouagadougou. Les deux lignes évolueront en parallèle sur ce tronçon, dans deux espaces séparés bien délimités. Le tracé de la ligne est en site propre (tracé dédié). L'emprise réservée limite les démolitions de constructions existantes et évite de construire des tunnels. Le chantier du métro d’Abidjan, c’est 37 km de tracé, 20 stations, 21 ponts rail-route, un pont viaduc sur la lagune et 40 passerelles piétonnes.

Sur le sujet: Ce qui est prévu pour les populations touchées

Le trajet complet entre les stations Anyama centre et Aérocité s'effectuera, selon les prévisions, en 50 minutes, et le trajet entre les stations Abobo centre et l'Hôpital de Treichville en 25 minutes. Donnant un caractère social à ce projet, il est annoncé un prix abordable du ticket.

Les autorités en charge du projet sont  le ministère des Transports (maître d'ouvrage du projet) ; la Société ivoirienne de gestion du patrimoine ferroviaire (Sipf, mandataire de l'État ivoirien pour toutes les questions concernant le service public des transports ferroviaires. Ses missions couvrent, entre autres, le suivi de la gestion de l'exploitation du service concédé ainsi que la réalisation de toutes les études nécessaires au développement du service public des transports ferroviaires et le contrôle des travaux correspondants) et le Bureau national d'études techniques et de développement (Bnetd, assistant à la maîtrise d'ouvrage).

A lire aussi: La Côte d'Ivoire va financer la construction d'un nouveau pont à péage

Le groupement constructeur est  Bouygues travaux publics, pour les infrastructures (Filiale de Bouygues construction, c'est le mandataire du projet, en charge du pilotage du groupement et du génie civil) ; Colas Rail, pour les voies et systèmes (En charge de l'alimentation électrique, de la voie et d'une partie du système ferroviaire) ; Alstom, pour le train et signalisation (En charge du matériel roulant, de signalisation, des télécommunications, des équipements de dépôt et de l'intégration système) et Keolis, pour l’exploitation et la maintenance.

La phase de construction comprend les travaux de terrassement et de voirie (préparation de la plateforme du tracé, mouvement des terres, parvis des gares), de génie civil (viaduc, pont, passerelles) et de construction des bâtiments (stations, dépôt).

Le chantier permettra d'assainir et de sécuriser le corridor ferroviaire en palliant les problèmes d'inondation et la présence d'eaux stagnantes dans l'emprise.

La première phase des travaux (station Anyama sud – station Marcory VGE), devrait être achevée à la mi-2022. La mise en service de l’ensemble de la ligne (Anyama centre – station Aérocité) est prévue pour la mi-2023.

 

I.B.

Irene Bath

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte