Financement des économies de l'Uemoa de 1980 à 2014 : Les révélations d'un rapport sur la Côte d'Ivoire


Sur la période 1980-2014, le volume global net de l’Aide publique au développement (Apd) destinée aux pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) s'est établi à 96 180,24 millions de dollars US (48 090,120 milliards de Fcfa), soit en moyenne 4 371,83 millions de dollars US (2 185,915 milliards de Fcfa) versés par donateur et 547,74 millions de dollars US (273,870 milliards de Fcfa) reçus par bénéficiaire.

En moyenne, plus de 50% des pays de l’Uemoa reçoivent moins de 10 % de l’Aide totale décaissée par les donateurs bilatéraux. Ces résultats, contenus dans le 22ème numéro de la Revue économique mondiale (Rem), édition de décembre 2017, sont publiés sur le site de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao).

La Côte d'Ivoire a reçu, au titre de l'Aide publique au développement, 18 084,42 millions de dollars US (9 042,210 milliards de Fcfa), le Sénégal 20 507,82 millions de dollars US (10 253,910 milliards de Fcfa) et le Togo 4 855,79 millions de dollars US (2 427,895 milliards de Fcfa). S'agissant des créances en souffrance nettes des provisions/encours des crédits, l'analyse par pays, sur la période 2000-2013, révèle une forte dispersion de l’encours des créances nettes en souffrance en Guinée-Bissau. La variabilité reste également importante pour le Togo et le Bénin. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso affichent les meilleures performances en termes de maîtrise de l’évolution des créances en souffrance.

Le 22ème numéro de la Rem, faut-il le noter, comprend deux articles, dont le premier est intitulé « Incidence de la fragmentation des aides bilatérales sur l'effort fiscal dans l’Uemoa » et le second « Mesures du risque systémique par une approche probabiliste non paramétrique : Application aux données du système bancaire de l’Uemoa ».

Le premier article analyse l'effet de l'aide bilatérale sur l'effort fiscal dans les États membres de l'Uemoa, selon les décisions d'allocation des donateurs bilatéraux. Le second article s'appuie sur la méthode d’optimisation de la densité multivariée compatible avec l’information disponible pour proposer des indicateurs de mesure de la stabilité du système bancaire de l’Uemoa. Les résultats indiquent une dégradation tendancielle de la stabilité du système bancaire de l’Union depuis 2004. Cette dégradation est expliquée par les tensions politiques internes et les facteurs externes, notamment le choc pétrolier, les crises financière et économique internationales. Au total, le 22ème numéro de la Rem permet d’aborder à la fois les questions relatives aux effets de la fragmentation de l'aide bilatérale et celles liées à l'évaluation du risque systémique dans le secteur bancaire de l'Union.

 

Irène BATH

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Irene Bath

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  • SOURCE: L'inter
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