Exportation du caoutchouc naturel en Côte d’Ivoire: Plus de 20.000 tonnes de récoltes stockées dans les ports


Ph:DR

L’Association des Exportateurs du Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire conduite par son président Samuel Espérance Mobio a tenu une conférence de presse le vendredi 17 Août 2018, à son siège situé dans la Cocody 8ème tranche.

 Créé en janvier 2018 dans le but de soulager les planteurs d’hévéa, l’Association des Exportateurs du Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire rencontre depuis environ trois mois des difficultés liées à son activité. Cette association qui a en charge de transporter plus de la moitié de la production du caoutchouc naturel de la Côte d’Ivoire n’arrive plus à le faire à cause des difficultés rencontrées avec les armateurs chargés d’acheminer le caoutchouc brut vers les pays extérieurs. Ceux-ci refusent de le faire à cause du liquide que contient cette matière première.

Selon le président de ladite association, Samuel Espérance Mobio les armateurs soutiennent que le liquide continu dans ce produit coule et salit les bateaux. Par ailleurn, a t-il appris, le liquide peut infecter d’autres produits consommables transportés également dans ces engins. Ce qui engendre de nombreux dégâts.

Face à ces problèmes, 60 milles tonnes de produits étaient en souffrance. « Aujourd’hui, c’est 20 milles tonnes sont encore stockés dans les ports d’Abidjan et de San-Pédro» a souligné le président de ladite association tout en indiquant que le refus des armateurs de transporter les tonnes de produits interrompt toute la chaîne de production. Les exportateurs ne pouvant plus acheminer leur produits vers les clients de l’extérieur sont aussi contraints de ne plus en acheter. Ce qui se ressent chez les planteurs qui eux ne peuvent vendre leur récolte.

Eu égard à ces difficultés, de nouvelles procédures d’exportations sont entrain d’être mises en place. Aux dires du président, il sera question de travailler sur l’absorption du liquide des productions sur place. Ainsi, les conteneurs seront chargés dans les différents sites en brousse ensuite dirigés vers les ports. Une fois en ville, ils seront stockés pendant au moins une semaine afin qu’ils puissent être égouttés avant d'être fumigées de sorte à détruire toutes larves qui pourront devenir des microbes.

Samuel Espérance Mobio a toutefois souligné que cette situation qui met en péril cette exportation a engendré 20.000 tonnes de pertes ce qui équivaut à 200 millions de francs cfa de perte chez les exportateurs. Les armateurs quant à eux ont perdu un million d’euro c’est à dire 656 millions. Une dette qu’ils comptent imputer aux exportateurs a affirmé le président.

Cependant, les acteurs de la filière exhortent les planteurs d’hévéa à laisser sécher davantage leurs récoltes. Il a rappelé que ce trafic de transport de produit naturel existait en Côte d’Ivoire depuis 2013. bien que  l’arrêté pour l’exportation ait été pris en2017.Laquantité d’exportation est devenue assez considérable ce qui occasionne plus de quantité d’eau dans les bateaux.

Mélèdje Tresore

MELEDJE Trésore

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  • SOURCE: Linfodrome
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