Évaluation des politiques et des institutions : Ce que révèle le dernier rapport de la Banque mondiale


La Banque mondiale a publié son rapport 2018 sur l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique (Cpia) le 12 juillet 2018. C’est une analyse établie par la Banque mondiale sur la qualité des politiques et institutions et institutions publiques.

Etablie sur la base de 16 indicateurs repartis entre 4 catégories principales (gestion économique, politiques structurelles, politiques d’insertion sociale et d’équité, gestion et institutions du secteur public), le rapport pour cette édition révèle une performante relativement positive de la Côte d’Ivoire, comparativement aux pays de l’Afrique subsaharienne. « En 2017, la note moyenne attribuée par l’« Évaluation des politiques et des institutions en Afrique » (plus connue sous son acronyme anglais « CPIA ») s’établit à 3,1. L’Afrique subsaharienne est donc légèrement en-dessous de la moyenne des autres pays bénéficiant de l’aide de l’Association internationale de développement (IDA)*, qui ressort à 3,2. », livrent les services de l’institution financière.

 

A relire: Croissance économique de la Côte d’Ivoire : Ce que propose un expert de la Banque mondiale

Alors que la plupart des pays de la sous-région frôlent une moyenne de 3,1 sur 6, la Côte d’Ivoire elle, fait une performance qui lui en vaut 3,4. Des chiffres que l’institution a justifié par une moyenne de 3,7 (le meilleur score) pour le critère relatif à la gestion des institutions économiques, 3,3 pour ses reformes structurelles dans les domaines du commerce, du secteur financier et du cadre règlementaire des entreprises notamment et 3,3 pour ses efforts en matière de politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité. Le dernier facteur scanné par la Banque mondiale dans le cadre de ce rapport est la gestion et institutions publiques pour lequel le pays obtient une moyenne de 3,2.

Si ces chiffres ne constitue aucune évolution au regard des résultats de l’année précédente, ils permettent tout de même à la Côte d’Ivoire de surclasser l’ensemble des pays fragiles de l’Afrique subsaharienne et ceux en dehors de l’espace. Selon Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, cet instrument constitue un moyen efficace de suivi des politiques publiques. « Le CPIA est un outil important pour les pays africains car non seulement, un meilleur score permet d’augmenter le montant des financements concessionnels octroyés par la Banque mondiale, mais aussi parce que c’est un excellent outil pour élaborer et suivre les politiques publiques. Par conséquent, nos pays devraient accorder plus d’attention à cet outil important et l’utiliser. », a confié M. Zeufack.

Alassane SANOU

Alassane SANOU

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte