Secteur minier : Jean-Claude Kouassi déclare la guerre à l’orpaillage clandestin

« Faire passer la contribution du secteur minier de 2 à plus de 4 % du Pib à l’horizon 2020 »
Jean-Claude Kouassi a exhorté ses collaborateurs à une synergie d’actions (Ph: Archives)

« Nous avons choisi de réprimer, avec rigueur et fermeté, l’orpaillage clendestin ainsi que l’ensemble des infractions au code minier », a déclaré Jean-Claude Kouassi, ministre des mines et de la géologie. Il a réaffirmé cette détermination le jeudi 10 janvier 2019, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux avec son personnel.

« Agir, pour nous, c’est aujourd’hui plus qu’hier, éradiquer l’orpaillage clendestin qui nuit aux exploitations minières légales, détruit notre environnement, menace la qualité de vie dans nos villages et la vie même de nos parents et hypothèque l’avenir de nos enfants et petits-enfants », a-t-il justifié.Cependant, pour Jean-Claude Kouassi, la repression ne constitue pas la seule réponse à l’orpaillage clendestin. « l’urgence est aussi, au développement de la petite mine afin d’en faire un secteur économique viable et profitable aux particuliers et aux entreprises qui s’y interessent, une source de revenus pour l’État et un levier du développement communautaire au profit des populations riveraines des sites miniers », a-t-il laissé entendre.

Aussi, le ministre Kouassi envisage-t-il de mettre en œuvre cinq mesures clées : « le projet de chantier école » dans le secteur de la petite mine dont la phase pilote sera lancée le 25 janvier 2019, à Bouaflé ; la reprise et l’accélération de la délivrance des autorisations d’exploitation minière artisanle et semi-industrielle aux réquérants remplissant les conditions prévues par la réglementation minière et la réactivation des comités techniques locaux pour éviter les recolonisations. A cela s’ajoutent la définition, par décret, de couloirs minéralisés à destinantion d’opérateurs du secteur de la petite mine et la relance de la coopération avec les pays de la sous-région.

En outre, le ministre des mines et de la géologie s’est engagé à promouvoir le contenu local et contribuer à l’accroissement de la part des nationaux dans la chaîne de valeur des activités minières. « Agir, c’est enfin accélérer le développement des projets miniers clés et contribuer à la transformation des matières permières produites », a-t-il ajouté. Jean-Claude Kouassi a indiqué que l’objetif est de faire passer la contribution du secteur minier ivoirien de 2 à plus de 4 % du Pib à l’horizon 2020.

Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome
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