Bouaké / Un opérateur économique interpelle l'État sur la hausse des taxes fiscales, cause de la fermeture en cascade des usines


10/02/2019
Bouaké / Un opérateur économique interpelle l'État sur la hausse des taxes fiscales, cause de la fermeture en cascade des usines
Honoré Kouamé interpelle l'État sur la hausse des taxes fiscales

Autrefois, 2eme économie nationale, la ville de Bouaké connait une baisse drastique de son pouvoir d'emploi due à la fermeture de plusieurs entreprises locales. Honoré Kouame, président du Comité National pour une Cote d'Ivoire Industrielle et Prospère (CNCIP), est monté au créneau pour dénoncer  et interpellé l'État sur les risques de cet état de fait.

Au cours d'une conférence de presse animée ce vendredi 8 février au siège de son organisation à Bouaké, le premier responsable du CNCIP tire sur la sonnette d'alarme à travers son concept.'' Sauvons l'économie de Bouaké ''. Pour Honore Kouame, la situation économique de Bouaké n'est plus reluisante comme par le passé.'' L'économie de Bouaké est en perte de vitesse .Il faut trouver les solutions '' regrette l'opérateur économique soutenant que les raisons de cette situation sont certes dues à la crise militaro politique mais aussi et surtout à la nouvelle politique de l'annexe fiscale.

Pour Honoré Kouame ,si les entreprises comme Olheol (ex trituraf ), gonfreville et bientôt filtisac ( ex fibako) ont des raisons de déposer la clé sous le paillasson, ce n'est certainement pas le cas pour la société ivoirienne de tabac (sitab) dont le chiffre d'affaire ne fait que dégringoler chaque année du fait de la nouvelle réglementation sur les taxes fiscales .'' Au niveau de la sitab, la taxe sur le tabac est passée de 38% à 36% et aujourd'hui à 37% dans l'annexe fiscale 2019 de cassation. Il est bon que nous voulons par cette mesure fiscale sauver des vies humaines en luttant contre le tabac  mais il y a un problème  parce que par le passé notre loi fiscale faisait la différence entre la cigarette fabriquée sur place et celle importée.

Par le passé, la taxe fiscale imposée aux entreprises qui importent était plus chère que celle fixée aux entreprises locales. Depuis 2015 ,l'État a sauté la différenciation fiscale qui existait...Aujourd'hui l'État met au pied d'égalité celui qui produit sur place et celui qui importe .C'est ce qui explique les difficultés de la Sitab aujourd'hui '' fait savoir le conférencier avant d'interpeller le gouvernement a être plus regardant sur la question de l'annexe fiscale 2019 qui asphyxie de plus en plus la plupart des entreprises dont la dernière citée. 

Simon DEBAMELA, à Bouaké 

Simon De BAMELA

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  • SOURCE: Linfodrome

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