Sécurité alimentaire : De grandes résolutions prises au Niger, ce que les représentants ivoiriens et le président Issoufou ont dit


21/05/2019
Sécurité alimentaire : De grandes résolutions prises au Niger, ce que les représentants ivoiriens et le président Issoufou ont dit
Les ministres Adjoumani et Sangafowa ont partagé la vision de la Côte d'Ivoire à cette 8ème réunion de haut niveau au Niger

Le 17 mai, s'est tenue, à Niamey, au Niger, la 8ème réunion du Comité de haut niveau sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, sous la présidence du chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, Président dudit Comité dans l’espace Uemoa.

De grandes décisions ont été prises à cette 8ème réunion du Comité de l’espace Uemoa pour la sécurité alimentaire qu’a abrité le Niger. Sous la direction du président Mahamadou Issoufou, la rencontre de haut niveau à laquelle a pris part une délégation de la Côte d’Ivoire représentée par les ministres de l’Agriculture et des Ressources animales et halieutiques, a fait de grandes recommandations aux Etats membres dudit Comité. Il s’agit, notamment, de la mise en œuvre des programmes spécifiques visant la conservation, la domestication et la transformation des produits forestiers non ligneux au bénéfice de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de la création des revenus et du renforcement des moyens d’existence des populations les plus vulnérables.

La réunion a aussi décidé de l’exécution des programmes d’amélioration de la compétitivité des filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques, y compris des mesures commerciales, de soutien à la production et à l’organisation des chaines de valeurs.

La position du président du Niger

L’amélioration, la mobilisation des ressources internes un plaidoyer pour la mobilisatiion des ressources externes en vue de la mise en œuvre des plans stratégiques natinaux d’éradication de la peste des petits ruminants s’inscrit également dans ces recommandations. Lesquelles soutiennent les États côtiers dans la mobilisation des ressources financières nécessaires pour la réalisation de l’évaluation des potentialités fourragères dans les zones d’accueil des troupeaux transhumants. Ce, pour la mise en œuvre des Plans Opérationnels de Gestion de la Transhumance (POGT) et du Programme Régional d’Investissement pour le Développement de l’Elevage dans les Pays Côtiers (PRIDEC).

Ces recommandations s’adressent aussi aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux organisations et institutions dont l’appui aux Etats pour la collecte des données statistiques sur les productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques, ainsi que le soutien dans la mobilisation des fonds destinés à l’amélioration de la compétitivité des filières de la pêche et de l’aquaculture, est attendu.

A l’ouverture de cette rencontre, le président du Niger a déploré que tous les efforts pour garantir la sécurité alimentaire se retrouvent menacés par « une situation d’insécurité du fait des organisations terroristes et criminelles. Celles-ci sémant terreur et désolation avec pour conséquences des afflux de réfugiés et déplacés et des entraves à la production et à la commercialisation. Ces menaces, a-t-il relevé, viennent amplifier les conséquences des changements climatiques.

La question de l’anacarde au menu

Outre ce phénomène, les membres du Comité ont regretté la baisse des cours mondiaux de la noix de cajou et exhorté la Commission de l’UEMOA à explorer les pistes d’une transformation locale des produits. 

Rebondissant que ces résolutions, le ministre ivoirien de l’Agriculture a souhaité qu’elles soient effectivement mises en œuvre à l’instar des décisions de la 7ème réunion dont il salue l’exécution. Mamadou Sangafowa fait noter « vigilance à accorder à la question de la sécurité alimentaire » dans l’espace Uemoa. « Nous avons noté aussi qu’il faut des échanges plus accrus entre nos Etats, pour éviter d’importer ce que nous avons déjà dans notre espace communautaire. Nous avons noté qu’il nous faut aller à la transformation locale de nos produits. Et ça, nous avons indiqué que l’anacarde est le produit phare de l’espace de l’Uemoa où nous contrôlons plus de la moitié de la production mondiale. Malheureusement, les cours ont été déprimés cette année, ce qui nous a rappelé la fragilité de notre situation si nous n’allons pas rapidement à la transformation de ce produit. Cela permettra d’avoir de la valeur ajoutée sur place et surtout de compenser le déficit qu’on peut noter en important nos besoins complémentaires en matière d’alimentation, sur place », a partagé le ministre Sangafowa, qui a fait le voyage avec son homologue Kobenan Kouassi Adjoumani.

F.D.B

Félix D. Bony

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  • SOURCE: Linfodrome
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