Filière cajou : La Côte d'Ivoire veut transformer 50 % de sa production ; le Cameroun dévoile ses objectifs de vente


11/07/2019
Filière cajou : La Côte d'Ivoire veut transformer 50 % de sa production ; le Cameroun dévoile ses objectifs de vente
Souleymane Diarrassouba, à droite, et Gabriel Mbairobé, à gauche, en avant-plan, à la signature de l'accord d'adhésion du Cameroun au Cicc. (Ph : DR)

Le ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Pme, Souleymane Diarrassouba a affirmé que la Côte d'Ivoire ambitionne de transformer 50 % de sa production de noix de cajou. Il a rappelé cet objectif, mercredi 10 juillet 2019, à l'occasion de la signature de l'accord d'adhésion du Cameroun au Conseil international consultatif du cajou (Cicc).

La Côte d'Ivoire est fortement engagée dans une dynamique d'industrialisation de son économie. Elle a décidé de se focaliser en prime sur le secteur agricole. Le ministre Souleymane Diarrassouba a souligné que la Côte d’Ivoire s’est donnée pour ambition de transformer 50% de sa production de noix de cajou avec des appuis financiers et des mesures gouvernementales. Une initiative, dira-t-il, encouragée par le récent projet d’ordonnance sur les avantages douaniers et fiscaux (droits de douane, crédits d’impôts). « Il revient aux industriels de saisir ces opportunités à l’effet d’investir massivement dans le secteur de la filière cajou », a-t-il appelé. Souleymane Diarrassouba a fait cette adresse, mercredi 10 juillet 2019, à l'occasion de la signature de l'accord d'adhésion du Cameroun au Conseil international consultatif du cajou (Cicc). La cérémonie a eu lieu à son cabinet, à Abidjan-Plateau. Souleymane Diarrassouba s’est réjoui de cette adhésion qui, selon lui, vient récompenser les efforts de la Côte d’Ivoire impliquée dans la gestion du Cicc et soutenir le positionnement de l’Afrique de l’ouest, première zone de production de la noix de cajou en produisant le quart de l’offre mondiale. Il a souligné que l’adhésion du Cameroun vient à point nommé pour donner un signal fort à tous les pays qui sont jusque-là dans l’hésitation.

Dr Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du coton et de l'anacarde a indiqué que le Cameroun n’a jamais été loin du Cicc, « car déjà en 2016, des experts camerounais étaient en Côte d’Ivoire pour des travaux relatifs aux activités du Cicc ».

Premier pays d’Afrique central et le dixième membre du Cicc, le Cameroun offre une alternative de revenus pour ses populations des zones soudano-saheliennes.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Cameroun, Gabriel MBairobé, a affirmé que son pays, de par sa diversité agroécologique, dispose d’énormes potentialités pour le développement de la culture du cajou, « nouvelle niche de croissance, création d’emplois et de lutte contre la pauvreté », a souligné Gabriel Mbairobé. L’objectif du Cameroun, d’ici à 2024, a-t-il dit, est d'être visible sur le marché international du cajou, avec une vente annuelle d’au moins 150 000 tonnes de noix de cajou et 60 000 tonnes d’amandes de cajou de bonne qualité.

Irène BATH

 

Irene Bath

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  • SOURCE: Linfodrome

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