Transformation du cajou en Côte d'Ivoire : Amadou Gon Coulibaly présente trois mesures incitatives aux investisseurs étrangers


12/02/2020
Transformation du cajou en Côte d'Ivoire : Amadou Gon Coulibaly présente trois mesures incitatives aux investisseurs étrangers
Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, 4ème à partir de la droite, a salué la tenue de ces deux événements à Abidjan. (Ph : DR)

Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire, abrite deux événements majeurs du 12 au 14 février 2020. Il s'agit de la 6ème édition de la Convention mondiale du cajou (WCC) et de la 3ème édition des Journées nationales du cajou de Côte d'Ivoire (JNEC-CI 2020).

Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, a procédé mercredi 12 février 2020 à l'ouverture de la 6ème édition de la Convention mondiale du cajou (WCC) et de la 3ème édition des Journées nationales du cajou de Côte d'Ivoire (JNEC-CI 2020). Ces deux événements dont le thème fédérateur retenu est : « Quel écosystème durable pour le secteur mondial du cajou ? » auront lieu du 12 au 14 février 2020 au Radisson Hôtel Airport, à Abidjan, dans la commune de Port-Bouet. Profitant de la cérémonie d'ouverture de ces rencontres, Amadou Gon a invité les opérateurs étrangers à venir investir dans la transformation du cajou en Côte d'Ivoire. Il a rassuré ces derniers que tout sera mis en œuvre afin que leurs investissements soient un succès. À cet effet, il a rappelé les trois mesures ''majeures'' d'incitation à l'investissement dans la transformation du cajou en Côte d'Ivoire. Il s'agit, a-t-il dit, concernant la première mesure, de l'octroi aux unités industrielles de subventions pour la transformation locale du cajou. La deuxième mesure est relative à l'engagement des investissements de 200 millions de dollars, soit 100 milliards de Fcfa, pour la compétitivité de la chaîne de valeur de cajou. Un programme conçu en partenariat avec la Banque mondiale et qui court jusqu'en 2023. Ce programme, selon le Premier ministre, vise à renforcer l'organisation et la gouvernance de la chaîne de valeur de l'anacarde, à accroître la productivité de la culture du cajou, à améliorer l'accès au marché des noix brutes et faciliter l'installation des unités de transformation dans les différentes régions de production. « Enfin, s'agissant de la troisième mesure, nous avons adopté en juillet 2019, des mesures additionnelles d'incitation fiscales au bénéfice des industriels du cajou. Nous espérons que ces mesures permettront d’accélérer la transformation locale du cajou », a mentionné Amadou Gon Coulibaly. Puis d'insister sur le fait que le gouvernement ivoirien veut faire du secteur de la transformation de l'anacarde, conformément aux orientations du président de la République, un modèle de son engagement à transformer localement ses matières premières agricoles.

Le Premier ministre s'est réjoui du fait que le nombre de pays membres du Conseil international consultatif du cajou (CICC) créé le 17 novembre 2016 soit passé de 7 à 11 aujourd'hui.

Le président de l'Association des exportateurs de cajou de Côte d'Ivoire (AEC-CI), par ailleurs Commissaire général de la WCC/JNEC-CI 2020, Aboubacar Diaby a appelé à un partenariat plus accru mettant l'accent sur les échanges d'expérience, les transferts de compétences et de technologies. Il a plaidé pour la mise en place d'un centre d'arbitrage capable de résoudre les litiges commerciaux. Au titre des actions de développement durable, il a évoqué la construction d'une école primaire cette année dans la localité de Sinementiali.

Harouna Kaboré, ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat du Burkina Faso, par ailleurs président du CICC, a demandé aux pays qui ne sont pas encore membre du CICC à venir y adhérer.

La Côte d'Ivoire abrite la 6ème édition du WCC après la tenue de la 5ème édition à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, du 24 au 26 janvier 2019. Ce sont plus de 2 000 participants qui sont annoncés à Abidjan, une cinquantaine d'entreprises qui exposeront leur savoir-faire, 25 experts, chercheurs et panélistes qui animeront des débats et conférences.

La production mondiale du cajou est estimée en 2018 à près de 3 600 000 tonnes avec une contribution pour la Côte d'Ivoire d'environ 24 % et de l'Afrique de l'Ouest d'environ 49 %. À la même période, la transformation mondiale de cajou était de près de 90 % par le Vietnam et l'Inde. S'agissant de la consommation mondiale de noix de cajou, elle est estimée à près de 700 000 tonnes en 2018, et était essentiellement le fait de l'Inde (36%), Amérique du nord (25%) et de l'Europe (18%).

Irène BATH

Irene Bath

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  • SOURCE: Linfodrome

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