Pont Marcory-Riviéra: Le premier pilier planté dans la lagune, hier

400 travailleurs à recruter en plus des 800
17/06/2013
Le ministre Patrick Achi (3ième à d) s’est réjoui du bon déroulement du projet. (ph :MIE)
Le premier pilier du pont Henri Konan Bédié-du nom du successeur du premier Président de la République de la Côte d’Ivoire- a été planté hier, dimanche 16 juin 2013, à environ 50 m du terre-plein du côte nord (résidence Thérèse Houphouët Boigny).

Le béton a été coulé à une profondeur de 80 m (sous la lagune) pour un diamètre de 2 m. Une opération qui a débuté en présence du ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi. « C’est un moment extrêmement important du déroulement du chantier, qui est le coulage des premiers pieux. L’ensemble du pont en dehors de la digue, doit tenir sur une soixantaine de pieux dans la lagune. On va en couler normalement, en régime de croisière, deux par semaine. Normalement, d’ici le mois d’août, on devrait être très avancé et on devrait commencer à travailler sur les tabliers, avec pour objectif de tenir le délai de décembre 2014 », a-t-il indiqué avant de quitter la plateforme.

Le ministre Achi pense que les populations pourront apprécier le travail d’ici peu. « Jusqu’à la semaine prochaine, s’ils peuvent venir à proximité du chantier, les Abidjanais verront les premiers pieux sortir de l’eau. Il va falloir attendre une dizaine de pieux pour qu’on arrive au milieu de la lagune et cela pourra se voir de partout. Mais ceux qui sont proches, pourront déjà les voir », a-t-il souligné.

Pour le ministre des Infrastructures économiques, un autre aspect de ce projet, et non des moindre, est celui de la création d’emplois. 400 jeunes seront recrutés en plus, les mois à venir dans le cadre de la réalisation de ce projet. « Aujourd’hui, on en est à environ 800 travailleurs ivoiriens. En régime de croisière, d’ici deux, trois mois, on devrait pouvoir monter à 1.200 personnes et pouvoir maintenir ce rythme pendant la période du chantier », a-t-il fait savoir.

Il a ajouté qu’un accord a été trouvé avec Bouygues pour sous-traiter des parts de marché. « On a insisté pour que la multinationale travaille avec des sous- traitants ivoiriens. C’est ce qui a été fait. Au départ, ce n’est pas facile parce qu’avec autant d’années de crise, le personnel et les entreprises qui ont l’expérience, il n’y en avait pas beaucoup, donc il a fallu faire beaucoup de formation et beaucoup d’encadrement. Maintenant, les choses se passent relativement bien. C’est important parce que ce n’est pas le dernier chantier, il y en a d’autres. Autant on aura d’entreprises locales et de personnels formés, autant cela nous fera gagner en délai, mais à terme, d’avoir des entreprises capables de réaliser de grands travaux », a-t-il noté.

On retiendra des explications de François Sacco, directeur général de l’entreprise Socoprim, le constructeur du pont, que d’autres piliers seront construits en partant du côté sud (Anoumambo) pour rejoindre au milieu de la lagune, ceux venant du côté opposé. Ces piliers s’élèveront d’environ cinq (5) mètres aux dessus des eaux où sera posé le tablier.

Jonas BAIKEH

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Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Soir info

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