Fermeture des écoles et Universités : Pourquoi Ouattara doit réagir


Les élèves et étudiants doivent reprendre le chenin de l’école

Les écoles et Universités de Côte de Côte d’Ivoire sont fermées depuis plusieurs semaines sans qu’une lueur d’espoir ne pointe à l’horizon. Pis, les positions se sont radicalisées ce lundi 25 février 2019.

Les syndicats des enseignants ont posé des conditions que le gouvernement estime insurmontables. Or, le temps passe et l’avenir des enfants se joue sur des ego. Au primaire et au secondaire, les millions élèves n’ont pas pris le chemin de l’école depuis environ un mois. Les enseignants exigent la revalorisation des  indemnités de logement des instituteurs et professeurs du secondaire ; la suppression des cours de mercredi matin dans le primaire ; le relèvement au double de toutes les primes liées aux examens scolaires en Côte d’Ivoire, et la rémunération de la surveillance de ces examens ; le paiement des  cinq cent mille  (500 000) francs Cfa par  enseignant ex-contractuel, au titre de ses émoluments non perçus de janvier 2014 à mai 2014 et l’intégration à la fonction publique des quatre-vingt- dix-sept d’entre eux radiés en 2014 pour fait de grève. A cela ils ajoutent la suppression de l’emploi d’instituteurs adjoints. Les autorités en charge de ce ministère peinent à faire plier l’échine à des frondeurs de plus en plus déterminé. Impossible de leur faire entendre raison. Tant et si bien que le gouvernement a lui-même rompu la négociation. Pour de nombreux observateurs, cette attitude pourrait être interprétée comme un aveu d’échec. On parle alors de grève illimitée. Pas d’école pour les Ivoiriens jusqu’à nouvel ordre.

La situation n’est pas plus reluisante dans les Universités. Les relations entre le président de l’Université de Cocody et des enseignant membre de la  Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs de Côte d’Ivoire (Cnec) sont exécrables. Elle s’est exacerbée avec l’incarcération de Johnson Kouassi, leader de la Cnec et de son compagnon d’infortune. Pour sa part, le ministre de l’enseignement supérieur ne se sent nullement concerné par cette situation. On dit que les urgences de ce département ministériel sont ailleurs que dans la reprise des cours dans les amphithéâtres de Côte d’Ivoire.

Bref, il y a péril en la demeure. Aussi, le chef de l’État, doit-il redresser la barre d’un secteur éducatif qui visiblement va à vau-l’eau. Ouattara doit réagir. Il y a urgence ! L’avenir de la Côte d’Ivoire en dépend. Une année blanche dit-on pend au nez de la Côte d’Ivoire. Les élèves et étudiants de Côte d’Ivoire doivent reprendre le chemin de l’école.

Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome
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