Établissements privés de Côte d’Ivoire/ Des fondateurs haussent le ton : « Pas de cours jusqu’à nouvel ordre, si…»


20/09/2019
Établissements privés de Côte d’Ivoire/ Des fondateurs haussent le ton : « Pas de cours jusqu’à nouvel ordre, si…»
Les fondateurs d’établissements privés appelle l’Etat au respect de ses engagements. (Ph. DR)

Ils ont décidé de mettre leur menace à exécution. Des chefs d’établissement rassemblés au sein de la Coordination des Associations de promoteurs des écoles privées laïques de Côte d’Ivoire entendent bloquer le début des cours jusqu’au paiement des frais d’écolages à eux dus au titre de l’année scolaire 2018-2019. Telle est la principale information que les dix (10) associations qui composent la Coordination ont confié aux journalistes, au cours d’une conférence de presse tenue hier, mercredi 18 septembre 2019 à Cocody-les-Deux-Plateaux, au siège de la Fédération nationale des établissements privés laïcs de Côte d’Ivoire (Feneplaci). 

Dans la déclaration de la Coordination lue par le Secrétaire général (Sg), Bamba Maurice, cette décision fait suite aux nombreux courriers et demandes d’audience adressés à la tutelle et au Premier ministre et qui sont restés sans suite. « Depuis mars 2019, toutes nos démarches auprès des autorités ont été vaines. Les courriers adressés à la ministre de tutelle et au Premier ministre pour attirer leur attention sont restés sans réponse. C’est seulement à la parution de notre communiqué (du 5 septembre dernier, Ndlr) pour informer l’opinion que le cabinet de la ministre nous a reçus. A cette occasion, des promesses nous ont été faites. A savoir que dès le lundi 9 septembre 2019, la moitié des créances dues, soit 50 %, serait payées », a relevé Bamba Maurice. Puis de déplorer que 13 jours après (Ndlr : jusqu’à hier mercredi), rien n’a encore été fait, « alors que les sommes que nous réclamons ont été prises en compte dans le budget 2019, lequel arrive à son terme au 31 décembre 2019 ». Par conséquent, la Coordination a décidé de la ‘’la fermeture des portes des établissements privés laïcs non confessionnels jusqu’à nouvel ordre’’, en attendant l’apurement de la moitié de la dette due par l’Etat.

Quant au président de la Coordination, Fofana Bangali, il a dit ne pas comprendre le mutisme de l’État face à la détresse des fondateurs d’établissements privés. Selon lui, le protocole d’accord qui lie les deux parties impose à l’État de s’acquitter des frais d’écolages en trois tranches : respectivement les 30 mars, 30 juin et 30 septembre de chaque année. A l’en croire, le non-paiement de ces frais depuis un an plonge les établissements privés dans des difficultés telles que les arriérés de salaires de plusieurs mois aux enseignants, la non réhabilitation de leurs locaux, le matériel pédagogique et didactique insuffisant, etc.

H.O

 

 

 

 

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