Violence dans les écoles à la veille de Noel : Le Préfet d’Abidjan monte au créneau : « Il y a un temps pour la répression et le rétablissement de l’ordre public »


12/12/2019
Violence dans les écoles à la veille de Noel : Le Préfet d’Abidjan monte au créneau : « Il y a un temps pour la répression et le rétablissement de l’ordre public »

Le préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi, n'est pas du tout content des élèves, qui créent des troubles dans les établissements scolaires publiques et privés de Côte d'Ivoire pour des congés anticipés. Face à l'ampleur de ce phénomène qui a déjà engendré trois morts, il est monté au créneau ce jeudi 12 décembre 2019, pour asséner ses vérités aux parents d'élèves qu'il considère comme démissionnaire de l'éducation de leurs enfants. Allant dans le sens de la ministre de l'Éducation nationale, de l’Enseignement Technique et de la formation Professionnelle, Kandia Camara, il a affirmé sur les réseaux sociaux que les mesures strictes seront appliquées. Car, dit-il : « Il y a un temps pour la répression et le rétablissement de l’ordre public ». Ci-dessous l'intégralité de son message:

 Le 04 Décembre dernier, dans un post, j’avais interpellé les parents sur leur responsabilité dans l’éducation des enfants et sur les perturbations dans les établissements scolaires d’Abidjan, à la veille des fêtes de Noël. Vous avez été nombreux à mener le débat citoyen et à faire des suggestions.

Les violences ne se sont pas arrêtées et le bilan à ce jour est le suivant: 03 morts ( 03 élèves dont 1 fille); ces élèves sont morts par arme blanche ou suite à des violences causées par des élèves venus déloger d’autres élèves. Un des élèves (en classe de seconde) décédé à eu la gorge tranchée par ses amis. Il était fils unique de sa famille. Plusieurs blessés, des établissements scolaires saccagés, une école primaire incendiée par des élèves. 

Face à la gravité de la situation, les mesures suivantes ont été prises:

-le déferrement d’une cinquantaine d’élèves suspects devant les Tribunaux, dans le respect des règles administratives en vigueur, des élèves dont la responsabilité est avérée dans ces troubles seront radiés de tous les établissements publics et privés de Côte d’Ivoire

-les parents des enfants reconnus coupables se verront notifier les frais de réparation des écoles saccagées et incendiées. Les soins médicaux des élèves blessés dans ces violences seront assurés par les parents des enfants mineurs perturbateurs.

Il y a un temps pour la sensibilisation et les émotions et un temps pour l’action, la répression et le rétablissement de l’ordre public. Les mesures strictes ci-dessus seront appliquées. D’autres mesures suivront. Comme certains parents n’arrivent plus à parler “un peu à leurs enfants” et délèguent leurs rôles de géniteurs et de parents à l’institution École, l’Administration applique donc les règles qui conviennent.

Des élèves qui violentent leurs amis élèves, qui brutalisent leurs enseignants, qui s’attaquent aux forces de l’ordre, qui ne respectent aucune règle et qui décident d’aller en congés aux dates qu’ils ont choisies sont un problème pour notre système éducatif. Cette violence en milieu scolaire n’a jamais été acceptable. Si nous laissons des enfants assassiner d’autres enfants, dans l’indifférence des parents, notre pays se perdra.

VINCENT TOH BI IRIÉ,
Préfet d’Abidjan

MELEDJE Trésore

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  • SOURCE: Linfodrome

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