Port-Bouët

Il tente de désarmer un policier et se fait abattre


29/05/2012
La Brigade anti-criminalité ( Bac), une section de la Direction de la police criminelle, met véritablement à exécution les instructions du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko. Instructions demandant aux policiers de faire désormais basculer la peur dans le camp des bandits

La Brigade anti-criminalité ( Bac), une section de la Direction de la police criminelle, met véritablement à exécution les instructions du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko. Instructions demandant aux policiers de faire désormais basculer la peur dans le camp des bandits. Deux de ces animateurs de la pègre sont donc tombés.

En effet, nous indiquent nos sources, dans la nuit du samedi 19 mai 2012, le commissaire Alagnon Camara Bac reçoit un appel anonyme faisant état de la présence de deux hommes circulant à moto à Angré. Cela n’aurait à priori pas causé de soucis. Sauf que les deux individus en question sont armés et s’attaquent aux passants et autres automobilistes qu’ils dépouillent de leurs biens. Sans plus perdre de temps, les flics se déportent dans la zone. Et aux alentours de minuit, après une patrouille qui dure un bon moment, ils tombent sur les deux suspects.

D'ailleurs, ces derniers étaient à l’ouvrage. Ils tentaient de détrousser un passant de ses biens. Les flics lancent la sommation : « Police ! Ne bougez pas ». Celui des quidams accroché à la moto démarre en trombe et prend la fuite. Laissant à son sort, son acolyte qui avait mis pied à terre et qui se chargeait de dépouiller leurs victimes. Alors, ce dernier, au lieu d’être habité par la sagesse en se rendant sagement, bat plutôt le pavé. Non sans couvrir ses arrières par des coups de feu. Les agents des forces de l’ordre, rompus aux rouages de leur métier, après une course-poursuite, réussissent à prendre le malfaiteur en tenaille. Et à l’issue d’un échange de tirs, ils l’abattent.

L’arme du criminel, un pistolet de calibre 7,65 mm est saisi. Le même jour, poursuivent nos sources, la Bac interpelle le nommé Sylla Lacina dit « Bébé », un redoutable malfrat dont le nom est associé à plusieurs attaques à main armée. Il est trouvé porteur d’un pistolet automatique au moment de son arrestation.

Pendant son interrogatoire, il se montre très coopératif en promettant aux policiers de leur livrer le reste de sa bande. Alors, le lendemain dimanche 20 mai 2012, après une stratégie bien ficelée avec les agents des forces de l’ordre, Sylla Lacina conduit ces derniers à Port-Bouët. Lieu où se trouveraient ses supposés complices. Pour ne pas attirer l’attention des populations et pour tromper la vigilance des présumés autres membres du gang, les menottes du scélérat lui sont enlevées. Puis c’est un seul policier qui marche à ses côtés en direction de la tanière de ses comparses. Comme si de rien n’était. Les autres agents des forces de l’ordre, en planque, assurent la couverture.

Mais à la vérité, Sylla n’est pas prêt à coopérer. Sa promesse n’était que du vent. En effet, parvenu dans le secteur du phare et croyant que l’agent avait baissé la garde, Sylla Lacina joue son va-tout en se jetant brusquement sur ce dernier. Son objectif est clair : désarmer le policier et l’abattre. Mais il a mal fait ses calculs. Le flic était bien sur ses gardes. Il s’en suit alors une lutte pendant laquelle un coup de feu claque. On voit l’animateur de la pègre relâcher le corps à corps et s’écrouler.

En sang. Son adversaire a donc réussi à l’abattre dans la lutte. Le corps du bandit enlevé un peu plus tard par les pompes funèbres, les hommes du commissaire Alagnon lèvent leur dispositif et regagnent leur base. En deux jours ils ont semé le désarroi dans le camp de la pègre.

KIKIE Ahou Nazaire

Kikié Nazaire

|

  • SOURCE: Soir info

1 | 2

 

Videodrome