Tiassalé : Un homme tue son amante, lui tranche la langue, les oreilles et les parties génitales

Les raisons de l'odieux crime contenues dans une lettre déposée sur le cadavre
20/03/2017 | | Commenter l'article
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Comptabilisant seulement une trentaine d'années sur terre, la vie s'est arrêtée définitivement pour la belle Guédé Dogoré Pélagie. Et cela, des mains d'un jeune homme qu'elle aimait et qui, à la vérité, n'était qu'un odieux monstre prêt à tout, pour satisfaire un ténébreux rituel. Et ça, la pauvre jeune dame ne l'a pas vu venir.

 En effet, à en croire nos sources, tout part, il y a de cela quelques années, quand Guédé Dogoré Pélagie quitte son Saïoua natal pour se retrouver plus loin au Sud du pays. Et elle va s'établir à Fondi, un village de la sous-préfecture de Tiassalé. C'est au Pk 103. Elle y mène une vie relativement paisible avec son homme, à qui elle donne deux gosses. Son mari lui rend d'ailleurs tout l'amour qu'elle a pour lui. Tout est donc bien parti pour une vie de couple durable, sans réels tumultes capables de tout remettre en cause dans ce foyer.

Hélas, c'était sans compter avec Ahoran Kouamé Georges, un solide gaillard, né en 1983, dans le département de Soubré. En effet, il ressort que de temps en temps, Pélagie se rend à Niamazra, grosse bourgade voisine à celle de Fondi où elle vit en couple. C'est qu'à Niamazra, elle a une tante qui y est établie avec son mari. Et c'est à l'occasion de ces visites à sa tante qu'elle fait la connaissance de Ahoran Kouamé Georges. En dépit de son statut de femme au foyer qu'elle brandit en guise de « carton jaune » à tout courtisan pour signifier qu'elle n'est plus un cœur à prendre, Ahoran Kouamé ne lâche pas prise. Il ne cesse de lui conter fleurette. Mais entêtée comme une jument vierge, repoussant tout étalon, Pélagie reste donc inflexible. Ce n'est pas à elle de jouer les dames volages . Sa dignité de femme au foyer n'est pas à lézarder par un quelconque bagout. Fût-il débité par la langue fourchue d'un courtisan aux paroles mielleuses. Mais beaucoup plus tard, on ne sait comment, Pélagie finit par céder. Et c'est parti pour une belle romance en toute indiscrétion. Ou du moins, c'est ce qu'elle croyait.

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Les choses en sont là, quand arrive le vendredi 3 mars 2017, jour de marché à Niamazra. Guédé Dogoré Pélagie part de chez elle à Fondi et s'y rend dans le but d’effectuer des emplettes. Et une fois de plus, elle y rencontre Ahoran Kouamé Georges, qui l'invite à un moment d'un peu plus d'intimité, dans sa mansarde à lui. Et au mépris une fois de plus de sa qualité de femme en couple, comme envoûtée, Pélagie accepte d'honorer le rendez-vous. Ainsi, en début de soirée, après son marché, c'est en compagnie de Georges qu'elle se rend au domicile de ce dernier, dans une cour commune. Mais alors que la jeune dame est censée rejoindre son foyer quelques moments seulement après, on ne voit pas sa silhouette ressortir de la piaule de Ahoran Kouamé Georges.

Le lendemain samedi, c'est pareil. Ahoran n'est lui-même, aperçu nulle part. Entre-temps, ne voyant pas sa femme rentrée depuis la veille, le mari de Pélagie s’inquiète. Il se rend même à Niamazra, où il prend attache avec la tante de sa femme. Mais cette dernière lui répond qu’elle ne l'a pas vue. L'inquiétude s'amplifie donc chez les proches de Pélagie. Puis arrive le dimanche 5 mars. Les voisins de la cour commune habitée par Ahoran Georges sont eux aussi très inquiets, de ne pas le voir depuis. Et également, de ne pas voir la femme en sa compagnie. Et la porte de la maison reste close. Devant cette situation pour le moins curieuse, les voisins saisissent donc le chef de village. Ce dernier à son tour alerte la brigade de gendarmerie de Tiassalé, dont des éléments débarquent à Niamazra.

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Et instruction est donnée aux agents des forces de l'ordre de défoncer la porte. Et voilà qu'à l'intérieur de la pièce, ils découvrent une image terrible. Celle du cadavre de Guédé Dogoré Pélagie, affreusement mutilé et traînant dans du sang coagulé. Il revient, en effet, qu'elle a les deux oreilles tranchées, la langue également. Et ce n'est pas tout. Ses parties génitales sont elles aussi tranchées en partie. C'est clair qu'avec tous ces indices, nous sommes en présence d'un crime rituel. D'ailleurs, on en sera davantage édifié, avec la lugubre missive déposée sur le corps sans vie. Une missive écrite des mains du bourreau. Un bourreau qui n'est autre que Ahoran Georges Kouamé, porté disparu. Dans cette lettre brève, on lit que le tueur rappelle qu'il aime celle qu'il vient d'éliminer.

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Et qu'il a agi sur la demande de ses génies qui ont réclamé, les organes arrachés à sa victime. Puis de conclure, par son souhait de voir l'âme de Pélagie lui pardonner son acte. On comprend donc qu'à la vérité, Ahoran Kouamé Georges a séduit la pauvre Pélagie, rien que pour cet objectif odieux : la recherche d'organes humains. Que va-t-il en faire ? Lui seul le sait. En tout cas, l'ignoble criminel, que des indiscrétions révèlent n'être pas à son premier acte du genre, est activement recherché par les agents des forces de l'ordre. En attendant, pour Pélagie, c'en est définitivement terminé de son séjour sur terre.

 

KIKIE Ahou Nazaire

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Kikié Nazaire

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  • SOURCE: Soir info
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