Duékoué /Recherchés après l'arrestation de leur chef : De jeunes gangsters arrêtés à la suite d'une bagarre


Nouvellement nommé à la tête du commissariat de police de Duékoué, le commissaire Thio n'a pas tardé à imprimer sa marque, dans cette ville où les criminels croyaient sévir impunément. Et peu à peu, ses hommes et lui sont en train de nettoyer la pègre.

Après Koné Adama alias « Corridor », ce jeune chef de gang de 20 ans, qui semait la terreur dans la ville (Voir Soir Info du mercredi 25 juillet 2018) , les flics viennent de mettre hors d'état de nuire deux de ses « lieutenants ». Ce sont Kouakou Koffi Guy Stéphane alias « Arobase » et Touré Ali, deux adolescents très dangereux.

Sur ces faits, nos sources rapportent que dans la soirée du dimanche 29 juillet 2018, un jeune carreleur, répondant aux initiales de F.A, se retrouve sur le terrain de foot de son quartier. Quartier dénommé « Antenne ». Il attend que les autres arrivent afin qu'ils livrent, tous, un match de « maracana ». C'est à ce moment que se présentent à lui, des jeunes gens, au nombre de cinq ( 5). Ces derniers demandent à savoir l'heure. A cet effet, F.A. qui fait preuve de sollicitude, sort son téléphone-portable de son sac et entreprend de lire l'heure.

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A la vérité c'était une technique d'approche de la part de ces jeunes individus, dont il se méprend complètement sur le compte. L'un de ces voyous, d'un geste prompt, lui arrache son appareil de communication.

Lorsqu'il tente de les contrarier, les délinquants le mettent en garde contre toute réaction. Ils préviennent qu'ils ne vont pas hésiter à lui faire la peau s'il veut jouer les « Django » avec eux. Toutefois, les bandits qui disent se montrer gentils pour cette fois, indiquent au carreleur qu'il peut retirer sa puce et leur remettre ensuite le téléphone. Ce que fait le pauvre, tremblant comme une feuille morte.

Le butin en leur possession, les fripons poursuivent leur chemin, le pas sûr. Comme pour dire « Y a rien en face ! ». Mais quelques instants seulement après, les voilà qui reviennent sur leurs pas. Avec autorité, ils exigent de F.A. qu'ils leur dévoilent tout de suite, le code de déverrouillage de l'appareil. Mais leur interlocuteur répond qu'il n'a aucune souvenance du code en question.

Pour les méprisants jeunes hommes, ce ne sont ni plus, ni moins que des foutaises. Ils se mettent à tabasser le carreleur pour, selon eux, lui faire retrouver la mémoire, qu'il prétend avoir perdue. Le pauvre prend de violents coups sans espoir d'apporter la réplique.

Finalement, il parvient à se défaire de l'étreinte des agresseurs. Il prend la fuite et va se réfugier dans la cour voisine. Pour son bonheur, le propriétaire des lieux arrive à dissuader la bande, qui voulait en découdre avec lui.

Le gang qui renonce à faire la peau au fuyard, replie et se dirige cette fois-ci, vers le vidéo-club du quartier. Une fois de plus les jeunes égarés menacent de trucider le gérant des lieux, qu'ils somment de leur verser sa recette. Un pauvre garçon qu'ils disent antérieurement rester leur devoir un reliquat « d'impôt » de 500 F Cfa. Comme s'ils étaient des agents de recouvrement.

Pour sa part, faisant mine de s'exécuter, le gérant s'éclipse et passe discrètement un coup de fil à O. Mondé, le président des jeunes du quartier. Il lui explique tout. Ce dernier qui était à une réunion, fonce rapidement sur place.

Faisant preuve de courage, il demande aux criminels de quel droit le jeune opérateur économique devrait leur remettre sa recette ? Eux aussi lui rétorquent de quoi il se mêle ? Mal élevés en plus, ces jeunes vauriens qui n'ont aucun égard pour un aîné, lui disent d’aller se faire f... Mais ils ne s'arrêtent pas là.

La bagarre qui perd. Nerveux à souhait, ils se jettent sur l'autorité des jeunes du quartier et se mettent à la tabasser. Voyant leur porte-voix en train de se faire « sonner », les jeunes accourent et, cela donne lieu à une bagarre rangée. Violente. Face à la supériorité numérique de leurs adversaires, les gangsters sont mis en déroute. Trois d'entre eux réussissent à s'échapper. Et deux sont neutralisés. Ce sont notamment les meneurs.

Alors qu'ils sont sérieusement battus, ils ont leur salut dans l’intervention prompte, des hommes du commissaire Thio. Les flics réussissent à extirper des mains de la foule les deux suspects, malmenés.

Et là, surprise pour les agents des forces de l'ordre. Un véritable cadeau du ciel. Car, les deux jeunes quidams qu'ils tiennent là sont, bel et bien, les bras droits de Koné Adama alias « Corridor », le jeune chef de gang, véritable épouvantail de la ville. Un criminel très craint, qu'ils avaient extrait du circuit du banditisme, et déféré depuis le mercredi 18 juillet 2018, devant la juridiction compétente, à Guiglo. Les complices attitrés, que les agents de police conduisent à leur base, sont Kouakou Koffi Guy Stéphane dit « Arobase » et Touré Ali. Ils les recherchaient avec minutie.

 Interrogés sur des faits de vols en réunion avec « Corridor », les sinistres gamins, aux visages d'anges, passent aux aveux. Expliquant avec force détails, leur mode opératoire et leur bonne intelligence avec « Corridor ». Il reste à présent au commissaire Thio et à ses éléments, de mettre la main sur le reste de la bande en fuite. Selon « Arobase », il s'agit de Bruno, Ano et Gervais. Ces derniers sont activement recherchés.

 

KIKIE Ahou Nazaire

 

 

 

 

Kikié Nazaire

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  • SOURCE: Soir info
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