Man : Un chef de village meurt en pleins ébats sexuels au domicile conjugal de son amante


Agent collecteur à la mairie de Man et surtout chef de Pleupoukpan, village du canton Blouno, dépendant de la sous-préfecture de Podiagouiné, dans le département de Man, est mort.

Décédé depuis le mois d'avril 2018, sa mort continue pourtant de faire objet de commentaires dans la contrée. Parce que justement, cette mort est survenue dans des circonstances peu ordinaires. Des conditions qui, pour certains, s'avèrent une grosse malédiction dont le chef est frappé. Quand pour d'autres, c'est tout simplement comme on l'entend souvent, en Afrique, la sorcellerie qui est à la base de la mort de l’autorité villageoise.

En effet, à en croire nos sources, le jour des faits, le chef de village se pointe au quartier Doyagouiné, au domicile du vieux G.A., un ancien combattant, inactif sur le plan professionnel, depuis 1974 qu'il est à la retraite. Nous sommes, comme on l'a dit précédemment, à Man. Les deux hommes sont de villages voisins. La bourgade de Pleupoukpan qu'administre K.E. est séparée d'une distance très négligeable de celle de Nédai, d'où est ressortissant l’ ancien combattant.

Il connaît le vieil homme à double titre. D'abord, ils sont de villages voisins comme on l'a dit. Et de plus, l'ancien combattant est marié à dame G.E., qui est issue du village de Pleupoukpan dont lui K.E. est le chef. La dame est sa cousine et lui est donc le beau-frère de l’ancien combattant. Vieil homme aujourd'hui sur le flanc, par la faute du poids de l'âge et de la maladie. Maladie pour laquelle il va très souvent se traiter au village, à l'aide de plantes médicinales.

D'ailleurs, ce jour-là, l'ancien combattant n'est pas chez lui à Doyagouiné, mais plutôt à Nédai, son village, pour des soins. Et on apprend que lorsque K.E. se présente dans la cour de l'ancien tirailleur, sa cousine, dame G.E., lui demande depuis le fond de la piaule, de la rejoindre à l'intérieur de la maison. Le chef s'exécute, quand la seule fillette, présente ce jour-là, dans la cour, lui signifie que le maître des lieux, le vieux G.A est au village.

Mais voilà qu'une quinzaine de minutes seulement après, dame G.E. sort précipitamment de la maison, comme si elle avait le feu dans le dos. Que se passe-t-il ? En tout cas, elle appelle à l'aide. Hurlant que son cousin, le chef de village venu lui rendre visite, se sent très mal soudainement.

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Des jeunes gens qui accourent, l'aident à sortir l’autorité villageoise de la maison, avant de l'installer dans une chaise, dans la cour. Le pauvre ne respire quasiment plus. La femme croit tenir la solution de le sortir de son inconscience, quand elle l'asperge d'eau. Mais rien n'y fit. D'ailleurs, il n'y a plus rien à faire. L'infortuné chef de village est mort. Un peu plus tard, après le constat d'usage, le corps sans vie du chef est enlevé et transféré à la morgue.

Apprenant le drame qui vient de se produire à son domicile, l'ancien combattant déjà grabataire, manque d'en mourir. Non ! Il ne peut pas du tout se faire à l'idée que son beau-frère si gentil, avec qui il est en de très bons termes, soit mort. Un beau-frère qui, de plus, vient rendre très souvent des visites fraternelles et de soutien moral à sa femme, quand lui s'absente de son domicile, pour raison de maladie. L'ancien combattant, tout malheureux, en pleure chaudement malgré la maladie et l'âge très avancé.

Beaucoup plus tard, alors que dans le canton « Blouno », l'on en est à se lamenter et à s’interroger sur les raisons de la mort inattendue du chef, dans son village là-bas, à Pleupoukpan, certains de ses administrés croient savoir les causes. Pour ces individus, il n'y a rien à faire. C'est bel et bien le planteur K.A., qui n'est autre que le frère du défunt, qui est à la base de sa mort. Ce, par des procédés mystiques dont seuls des sorciers comme lui, comme ils le qualifient, en maîtrisent les rouages. Le pauvre aura beau nier, personne ne l'écoute. Il est violenté, humilié et contraint de s'acquitter d'une amende de 500 000 F Cfa. L'infortuné qui ne se reconnaît pas dans les accusations, s'exécute tout de même, pour éviter d'être battu à mort.

Mais alors que les choses en en sont là, un scandale va éclater autour du décès du chef du village. Comme la grossesse d'une femme qui finit par pointer au grand jour, un terrible secret jusque-là enfoui, va surgir des tréfonds de l'omerta.

En effet, nos sources qui poursuivent, expliquent qu'à la vérité, le chef K.E. et dame G.E., sa cousine de village et femme de l'ancien combattant, entretenaient des relations sexuelles, dans le dos du vieillard. Lui, le pauvre qui pleurait donc la mort de son beau-frère, était relégué dans la posture minable du gros cocu, par ce dernier. Et chaque fois qu'il s’absentait de chez lui, sa femme recevait son amant sous leur toit et ils s'envoyaient en l'air. Au mépris de toute morale.

D'ailleurs, révèlent toujours nos sources, le jour des faits, c’est dame G.E. qui joint au téléphone le chef du village, pour lui signifier que son mari est une fois de plus rentré dans son Nédai natal et qu'il peut tranquillement venir la rejoindre, à leur domicile. La voie étant libre.

K.E. ne tarde donc pas à pointer présent, au domicile de son rival. Et rapidement, les deux amants, tout excités sous le toit du cocu, engagent les « hostilités ». Mais alors que le chef « pilonnait » sa maîtresse, il devient subitement raide. Il éprouve un mal fou à respirer. Et la grosse morve qui coule de ses narines, vient échouer sur la poitrine offerte, de sa dulcinée.

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Cette dernière qui comprend qu'il y a péril en la demeure, repousse des deux mains son gars, qui retombe lourdement sur le lit. Et pour éviter tout soupçon de leur dérive sexuelle, elle le rhabille rapidement, le sort de la chambre et vient l'étendre au salon. Puis, elle-même, dissimule sa nudité avec ses habits.

Cela fait, elle sort précipitamment de la maison, appeler de l'aide. La suite, dramatique, est connue. Le secret honteux s'empare du village des deux amants et des autres bourgades voisines. L'on est même à regretter les fausses accusations portées contre le frère du défunt. Un pauvre homme, battu, humilié, rançonné, pour rien du tout. Comme quoi, en Afrique, il n'y a jamais de mort naturelle et des zélés se permettent de se livrer, à ces occasions-là, à des justices expéditives.

En attendant, le gros scandale entourant la mort brutale du malheureux chef de village, continue d'être servi comme plat du jour, dans le canton « Blouno ».

N.B : Il faut rappeler que pour des raisons évidentes de scrupule et d'honneur pour les concernés, les noms des villages du chef défunt et de l'ancien combattant ont volontairement été changés.

 

KIKIE Ahou Nazaire      

 

 

Kikié Nazaire

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  • SOURCE: Soir info
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