Bouaké : Tous les détails sur le drame de la famille décimé dans un incendie, l’identité des victimes


Les autorités policières et judiciaires sur les lieux du drame

On en sait davantage sur l’incendie qui a tué sept membres d’une même famille au petit matin de ce lundi 22 octobre 2018. Il s’agit de la famille d’un commerçant qui a perdu sa femme et 6 enfants dans ce drame.

Abou (4 mois), Awa (3 ans), Lamine (05 ans), Aïcha (4 ans), Bassoley (7 ans), Moussa (07 ans), et Affou (30 ans), tous issus de la famille Koné, résidant  au quartier Tollakouadiokro de Bouaké, ont eu un destin tragique commun dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 octobre 2018. Plongés dans leur sommeil dans la maison de 3 pièces fraîchement construite par le chef de famille Koné Hamidou, ils ne reverront plus le lever du soleil. Tous ont péri dans un incendie, qui a ravagé leur domicile. « Le feu a commencé au salon pendant que nous dormions. La flamme a consumé  les meubles et les fauteuils avant de s'emparer de la porte du salon. Nous étions tous bloqués à l'intérieur. Ce sont les voisins qui ont cassé la porte et la fenêtre arrière pour nous faire sortir. Malheureusement, mes enfants et l'une de mes deux épouses ont été asphyxiés par la fumée qui se dégageait depuis le salon », a témoigné Koné Hamidou, chef de famille et l'un des 3 rescapés internés au centre hospitalier universitaire de Bouaké (CHU).

A l'en croire ce rescapé, le sinistre serait consécutif à un court-circuit qui a eu lieu vers une heure du matin. Aussitôt informées de la situation, les autorités policières et judiciaires de la ville, avec à leur tête le procureur de la République près du tribunal de première instance de Bouaké, Koné Brama, se sont déportées sur les lieux du sinistre et au chevet des blessés pour les premières constatations. Selon le médecin dermatologue, Diabaté Almamy, la vie de l'infortuné Koné  Hamidou, brûlé au premier degré, celle de sa seconde épouse admise au service de réanimation et sa fillette d’un an, serait hors de danger. Quant aux 7 autres victimes, elles ont été inhumée à 16 heures au cimetière municipal du quartier Air France III.

Une situation qui a créé une vague d'indignation tant au sein des populations que chez les autorités politiques à l'instar du maire Djibo Nicolas qui a dépêché une équipe sur place pour apporter son soutien à la famille éplorée.

 

Abdoul CISSÉ, à Bouaké 

Abdoul CISSE

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  • SOURCE: Linfodrome
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