Agboville : Un dangereux gang de voleurs arrêtés par la police


Agboville : Un dangereux gang de voleurs arrêtés par la police

Les populations d'Agboville peuvent retrouver le sommeil tranquille. Le dangereux gang qui troublait leur quiétude nocturne à été mis aux arrêts par la police.

Sur les faits, nos sources indiquent que la brigade de malfrats conduite par le très haut gradé Gnamien N'dja Bérenger âgé de seulement 28 ans a très vite évolué en grade. Ses collaborateurs Kotchi Kouassi Brice Mickaël (29 ans) et Abé Kouadio Jean Yves Éric (33 ans) tous, se réclamant maçons originaires de Laouguié, village situé à 5 kms à l'est de la commune d'Agboville ont amélioré leur technique de vol.

Initialement réputés pour les actes de vol quasi quotidien de cabris dans les villages environnants, les disciples de Lucifer se sont adaptés aux vols à domicile en réunion avec effraction. Leurs armes, des machettes bien aguichées. Apparemment, quelques mois après cette reconversion, les malfrats se rendent à l'évidence que ce type d'arme ne porte pas le fruit escompté. Dès lors, un an après l'exercice à la machette, les voyous optent pour l'usage de fusil de type calibre 12. Leurs cibles, les domiciles.

Avec comme innovation, le vol en solitaire et surtout à tour de rôle. Chacun d'entre eux prend le soin de définir son territoire, toutefois en identifiant ses potentielles victimes à dévaliser la nuit venue. En tout cas, avec les techniques mises en place, personne ne pouvait résister devant ces gaillards abonnés aux gains faciles.

Selon les récits de l'une des victimes, le lieutenant d'astreinte a tiré une mémère de son sommeil en menaçant de tirer dans la porte si elle n'obéissait pas à son ordre qui consistait simplement à déverrouiller la porte. Sans tarder, la vieille se met au garde à vous. Le farfelu se glisse dans la chambrette et intime à nouveau l'ordre à celle qui est censée être sa ''vieille mère''de lui donner tout le contenu de sa tirelire. La quinquagénaire réplique qu'elle disposait en tout et pour tout la somme de vingt mille que sa voisine lui a prêtée des heures plus tôt pour lui éviter une expulsion ridicule de sa maison. L'écervelé de bandit arrache des mains molles de la dame les sous. Puis, exige que la victime le conduise chez cette voisine qui à l'en croire, est pleine as. Surtout, le garçon des ténèbres lui recommande de ne point exécuter le moindre geste ou un quelconque cri susceptible de faire échouer l'opération si elle compte préserver sa vie. Toute tremblotante, la vieille dame le conduit à la porte de sa bienfaitrice. « toc-toc ! Voisine ouvre, c'est moi oh ».

Mettant en avant le bon voisinage, la voisine ouvre les portes, ignorant toutefois ce qui l'attendait. Elle est accueillie par un jeune homme barbu, à la corpulence imposante. Le délinquant ordonne qu'elle lui remette 500.000f. Subjuguée A.K, la voisine explique qu'elle n'avait que 20.000f pour assurer la popote en attendant le retour du maître de la maison. Et que c'est justement ce fonds qu'elle venait de prêter à la vieille voisine pour la sortir de l'humiliation.

Face à ce cuisant revers, l'infortuné scélérat s'empare des téléphones portables et se fond dans la pénombre. Heureusement, après ces nombreux forfaits sans réponse adéquate, le nommé Gnamien N'dja Bérenger, en sa qualité de chef de gang, monte son tour de garde dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 août. La mission le conduit au quartier Amakebou dans l'aile est de la cité d'Agboville. La particularité dans le mode opératoire du maestro réside dans le fait que de la crosse du fusil, leur outil commun de travail, il brise les vitres des habitations et depuis sa position à l'extérieur, il exige des rançons allant de cent à cinq cent mille, bien entendu selon le standing de la maison de ses hôtes. Le fusil pointé sur les occupants, monsieur Gnamien ne lésine pas sur sa capacité à faire tonner la chevrotine si on lui perd inutilement le temps.

Et ce mercredi, à l'issue d'une nuit au bilan mitigé, le veilleur de nuit rentre à domicile de Laouguié pour s'offrir comme à l'accoutumée, un repos bien mérité. C'était sans compter avec la détermination des éléments du commissaire Koné Privat placés sous la houlette du capitaine de police Lauboué N'guessan appuyés par l'unité FRAGO basée à Agboville pour assurer la sécurité et la protection des hommes et des biens. Qui, sur une information anonyme ont suivi les traces de l'indésirable tonton jusqu'à son logis sur le coup de 6 heures ce matin de la célébration de l'Indépendance. Les hommes en tenue somment le soldat irrégulier de se rendre. Après plusieurs minutes d'hésitation, il s'est résolu à se rendre pour éviter un affrontement dans lequel il a compris qu'il en sortirait perdant.

La perquisition menée par les flics a permis de mettre la main sur son butin du jour. Celui-ci constitué de trois téléphones portables, de la somme de 59.000f. Une fois dans les locaux du commissariat, Gnamien passe à table. Il reconnaît les multiples faits qui lui sont reprochés. Avant de livrer la liste des deux acolytes qui composent son commando. Ceux-ci ont été à leur tour appréhendés le jeudi 8 août. Ils attendent d'être remis au parquet où ils réfléchiront sur les motivations de leur adhésion à ce sale job. Notons que Gnamien abandonne durant son séjour carcéral une femme et trois enfants.

Célestin KOUAME

(Correspondant régional de l'Agnéby-Tiassa et de la Mé)

Celestin KOUAMÉ

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  • SOURCE: Linfodrome
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