Anyama : Une femme se rend chez son amant et le découvre éventré près de la morgue


13/12/2019
Anyama : Une femme se rend chez son amant et le découvre éventré près de la morgue
Le corps sans vie du chauffeur gisant, en bordure du ravin, à l'arrière de la morgue d'Anyama.

Pour Mlle Ouédraogo B., jeune commerçante, le choc de la disparition dramatique de son amant, Abdoulaye Diarassouba, 26 ans, employé comme chauffeur dans une compagnie de transport de la place, reste encore difficile à évacuer.

C'est quoi l'histoire ? A en croire les informations livrées par nos sources, Mlle Ouédraogo B. et Abdoulaye Diarrassouba s'aiment tellement, qu'ils ne passent quasiment pas un seul jour sans se voir. Et de toute évidence, ils nourrissent des projets d'une union durable, afin de vivre sous le même toit. Notamment au quartier « Belle fleur » à Anyama, où habite le jeune chauffeur.

En attendant donc qu'il en soit ainsi, les deux se retrouvent à la gare routière à Adjamé, pour parler d'amour et de projets, en attendant chaque fois que le véhicule conduit par Abdoulaye, fasse son plein pour le départ en direction des localités environnantes. Et une fois que l'homme est de retour un peu plus tôt, il joint à nouveau son amante qui le retrouve aussitôt. C'est facile pour Mlle Ouédraogo B., dans la mesure où elle vit et exerce son activité commerciale, à Adjamé.

C'est donc obéissant à leurs habitudes pour « roucouler », que les deux se retrouvent encore le vendredi 15 novembre 2019, à la gare routière. Et ce jour-là, le service à assurer par Abdoulaye est très allégé. La jeune femme en est heureuse. Elle met alors son commerce en « stand bye », et les deux passent pratiquement tout le temps ensemble. Et c'est seulement dans la soirée, qu'ils se lâchent les basket. Et cela, avec la ferme volonté de se retrouver le lendemain, à la même heure et au même lieu.

Seulement voilà, le lendemain en question, alors qu'elle arrive à la gare routière, Mlle Ouédraogo B. ne voit nulle part, l'ombre de son amant. Elle se renseigne auprès de ses collègues qui lui rétorquent que depuis, eux aussi n'ont aucune nouvelle d'Abdoulaye. Et pourtant, il devrait normalement être à son poste. Puis d'ajouter que c'est vainement qu'ils tentent de le joindre au téléphone. La commerçante croit alors bon, de tenter elle aussi d'entrer en contact avec lui, au téléphone. Mais comme avec les autres, le résultat est négatif. Plus ou moins inquiète, elle décide alors de le retrouver à Anyama, pour savoir ce qu'il se passe. Après tout, elle n'est pas persona non grata à son domicile. Elle s'y rend très souvent, pour prendre sa « ration », aux cours de nuits enflammées.

Elle embarque aussitôt à bord d'un véhicule de transport. Une fois sur place, elle voit juste à l'arrière de la morgue, une foule de personnes. Parmi celles-ci, elle identifie parfaitement des voisins à son gars dont le domicile est situé dans les environs. Elle les voit avec des mines de grande tristesse. Il y en a même parmi eux, qui avancent vers elle, dans le but visiblement, de la retenir, pour ne pas qu'elle avance vers le lieu de l'attroupement.

Mais que se passe-t-il donc ? La jeune commerçante force alors le passage. Et ce qu'elle découvre au milieu de la foule, est terrible. Il s'agit du corps sans vie de son amant, gisant dans le sang, en bordure du ravin, à l'arrière de la morgue. Le pauvre est éventré à l'aide, probablement, d'un objet tranchant. Mlle Ouédraogo B. ne peut se contenir. Elle fond en larmes. Ainsi, pour la commerçante, l'espoir de fonder un foyer avec Abdoulaye, vient de s'envoler. Définitivement.

La police, présente, procède au constat d'usage. Et le corps du chauffeur est enlevé, pour être conservé à la morgue, juste à côté. Une enquête policière est en cours, pour établir les circonstances du meurtre du jeune homme.

KIKIE Ahou Nazaire

Kikié Nazaire

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  • SOURCE: Soir info

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