Yocoboué/ Affaire "Le cuisinier du sous-préfet lynché et purgé à "l'acide" par des dozos" : Koné Moustapha interpellé


20/01/2020
Yocoboué/ Affaire "Le cuisinier du sous-préfet lynché et purgé à "l'acide" par des dozos" : Koné Moustapha interpellé

Koné Moustapha, le sous-préfet de Yocoboué qui aurait donné l'ordre à des dozos de torturer son cuisinier le mercredi 15 janvier 2020, a été conduit à la direction générale de l'administration et du territoire (DGAT) à Abidjan pour être "entendu".

L'information nous a été donnée ce lundi 20 janvier à Guitry, chef-lieu du département, alors que nous cherchions à rentrer en contact avec le mis-en-cause. « Monsieur le sous-préfet de Yocoboué (Koné Moustapha : ndlr) n'est plus ici. Il est à la DGAT ou son sort sera défini d'un moment à l'autre. Son intérim est assuré par le sous-préfet de Lauzoua. Je ne peux vous en dire plus », s'est excusé un membre du corps préfectoral départemental.

Pour l'un des cadres de la DGAT, fils de la région, c'est une décision qui devrait ramener totalement le calme dans la petite sous-préfecture. « Si sa responsabilité est avérée dans le scandale qu'a vécu Yocoboué, il sera jugé et condamné », a indiqué le préfet hors-grade qui, comme tous ceux qui ont bien voulu s'ouvrir à nous, a requis l'anonymat.

Le vendredi 17 janvier 2020, le sous-préfet de Lauzoua, Anon Parfait, assurant l'intérim de M. Koné Moustapha, avait traduit toute la solidarité de l'Administration aux populations. « L'Administration ne peut fermer ses bureaux. Nous devons fonctionner pour l’intérêt des populations de Yocoboué », avait-il appelé au calme. Depuis lors, le calme est revenu dans la localité. Le cuisinier torturé est toujours hospitalisé. La résidence du sous-préfet, elle, reste gardée par les forces de l'ordre et fermée au public.

Pour rappel, c'est cette résidence qui fut la cible des populations pendant les événements du mercredi 15 janvier 2020 convaincues qu'elles y trouveraient la vraie raison de la bastonnade du cuisinier d'origine burkinabé. Elles disaient ne pas comprendre pourquoi un violeur soit livré par le magistère de la circonscription aux dozos plutôt qu'à la brigade de la gendarmerie de Yocoboué.

 

Alain GBALE, correspondant régional 

Alain GBALÉ

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  • SOURCE: L'inter

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