Nouveau scandale informatique, Facebook épinglé pour partage de données à d’autres géants du web


Les utilisateurs ne sont pas en sécurité.

Selon le site Linfo.re qui rapporte l’information, une enquête du New York Times épingle de nouveau le réseau social Facebook pour partage de données avec les applications dites "tierces".

À en croire le confrère Américain, Facebook a autorisé les géants du web, à savoir Amazon, Spotify, Apple, Microsoft à accéder librement aux données de ses utilisateurs. L’enquête du quotidien new-yorkais s’est basée sur les documents de plusieurs centaines de pages issus de Facebook ainsi que sur les interviews d’anciens employés. Ce sont au total 150 sociétés différentes qui ont été approchées par Facebook afin de mettre en place des "arrangements amicaux". "En s’engageant à inciter leurs propres clients à s’inscrire ou à utiliser le réseau social, les partenaires pouvaient alors piocher allègrement dans les bases de données utilisateurs de Facebook pour y récolter les informations susceptibles de les intéresser", a précisé le quotidien New-Yorkais.

L’exemple du moteur de recherche de Microsoft, Bing a été cité pour corroborer cette enquête. En effet leur moteur de recherche pouvait accéder à la liste complète de tous les amis d’un utilisateur Facebook. Même chose pour Apple, qui pouvait également accéder à l’agenda. De son côté, Amazon a pu compléter ses propres bases de données avec les adresses électroniques et numéros de téléphone des utilisateurs de Facebook. Mais le plus scandaleux, selon le New-York Times, c’est l’accès aux messages privés échangés entre membres du réseau social. Les plateformes de streaming Netflix ou Spotify sont concernés par cette méthode. Même le journal a confessé avoir eu un deal avec Facebook, qui lui donnait accès à la liste d’amis de ses lecteurs jusqu’à 2011. Selon Facebook, ces accès spéciaux ont pris fin en 2010 lors de l’application d’une nouvelle politique de confidentialité. Néanmoins, ces pratiques auraient diminué ces dernières années. Facebook avait déjà concédé avoir fait quelques "erreurs". Le réseau social affirme que ses utilisateurs avaient dû au préalable explicitement donner leur accord.

Olivier YEO

 

 

Olivier YEO

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  • SOURCE: Linfodrome
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