Ville intelligente, reconnaissance faciale, paiement sans contact… : Ahmed Mamadou Chérif dévoile ses ambitions


Ph DR

Au terme d’un séminaire de haut niveau de restitution des pilotes des solutions de ville intelligente en collaboration avec la société Vipnet et son partenaire Nec avec le soutien du gouvernement japonais en Côte d’Ivoire tenu lundi 11 mars au Sofitel Hôtel Ivoire, Ahmed Mamadou Chérif, DG de Vipnet s’est confié à Linfodrome. Il livre ici les attentes d’un tel séminaire.

Quels sont les objectifs et les attentes d’un tel séminaire ?

En fait, il était important pour nous à travers ce séminaire de réitérer l’expertise du partenariat entre VIP net et NEC sur toutes les solutions qui permettent de développer les projets de ville intelligente. Nous avons récemment fait une synthèse avec le gouvernement japonais sur certains projets pilotes comme la reconnaissance faciale et le paiement sans contact mais tout cela vient dans un écosystème global de soumission que nous apporte NEC avec son expertise. Nous avons donc décidé de faire ce séminaire et inviter l’ensemble des forces vives pour que nous puissions accompagner notre gouvernement et notre pays dans le cadre de toutes ces projections vers une ville intelligente.

 

Que devons-nous comprendre par ville intelligente ?

Une ville intelligente, c’est une manière de se comporter différemment avec des outils TIC. Au niveau du transport par exemple, on peut changer la façon des ivoiriens de dépenser dans ce secteur avec de la technologie pour faciliter les choses aux usagers. Apporter par exemple de la sécurité dans le mouvement des flux, la gestion des ordures, de la sécurité urbaine. Enfin, tout ce qu’on fait manuellement.

 

Pour la Côte d’Ivoire, quelles sont les solutions que vous proposez ?

Nous avons démarré par la partie reconnaissance faciale qui permet de gérer le comportement de ceux qui sont sur un espace. Cela aidera le ministère de l’Intérieur à maitriser le mouvement des personnes en gérant leur sécurité du moment où on sait qui se déplace sur un espace bien précis. Il y a aussi les solutions de paiement sans contact.

 

La reconnaissance faciale n’est-elle pas une violation de la vie privée ?

Non. Rien ne se fait d’ailleurs sans l’autorisation de l’autorité de régulation. Avec la loi sur les données à caractère personnel, l’usager ou le citoyen est quand même protégé. Pour dire que c’est avec d’abord son accord que les informations peuvent être collectées et le tout dans un cadre réglementaire bien défini. Il n’est donc pas question d’exploiter des données à l’insu d’une personne.

 

De plus en plus, on voit des caméras de surveillance à Abidjan. Alors que cela n’a pour autant pas réduit le taux de criminalité. Comment l’expliquez-vous ?

Je ne connais certes pas les statistiques à ce niveau mais je convaincu que cela a réglé beaucoup de problèmes. C’est d’ailleurs grâce aux caméras de surveillance qu’on a pu identifier les responsables de l’école de police. Pour dire que c’est un travail qui ne nécessite pas forcément de la publicité parce qu’il y va de la sécurité intérieure du pays mais qui a des résultants probants. Et à l’avenir, on pourrait ajouter à ces caméras le système de la reconnaissance facile. Ce sont donc des choses qui graduellement vont monter en charge et qui vont permettre d’apporter la quiétude à la Côte d’Ivoire. 

 

Propos recueillis par Philip KLA

Philip Kla

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  • SOURCE: Linfodrome
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