Santé: Un logiciel de Google est capable de détecter les cancers du poumon


01/06/2019
Santé: Un logiciel de Google est capable de détecter les cancers du poumon
Ces logiciels n'ont pas vocation à remplacer les médecins

 Après une phase de test, le programme est parvenu à un taux de réussite de dépistage du cancer du poumon de 94,4 %, soit un meilleur résultat que les médecins, souligne 20 Minutes dans une récente édition.


Une intelligence artificielle (IA) capable de dépister les cancers du poumon a été mise au point par une équipe de chercheurs de Google AI. Selon les travaux publiés le lundi 20 mai dernier dans la revue Nature Medicine, ce programme est extrêmement performant et permet une plus grande précision que celle des médecins, explique Le Figaro Santé ce mardi.
Comme beaucoup d’autres programmes d’intelligence artificielle, celui-ci s’appuie sur le Deep Learning, une méthode consistant à fournir un grand nombre d’informations dans une machine afin qu’elle puisse les analyser, puis apprendre.
Concrètement, les chercheurs ont intégré au programme 14.000 scanners de personnes parmi lesquelles 638 souffraient d’un cancer du poumon, en précisant bien quels étaient les malades. Et lors de la phase de test, l’intelligence artificielle a été plus performante que les six radiologues auxquels elles devaient se confronter pour établir un diagnostic à partir d’un scanner.
Ainsi, sur 507 patients dont 83 atteints de cancer, les spécialistes ont diagnostiqué à tort 11 % de cancers en plus par rapport à l’algorithme. Au total, celui-ci a affiché un taux de réussite de 94,4 %. Tout n’est pas encore parfait cependant. Sur des cas plus complexes, le programme tout comme les radiologues ont éprouvé plus de difficultés.
Notons que l'intelligence artificielle a permis de dépister de nombreuses maladies. C'est l'exemple d'un nouvel algorithme, conçu par des chercheurs français, permet de diagnostiquer des maladies rares du système nerveux. «  Il suffit d’entrer les données cliniques, les résultats d’examens et l’historique du patient. L’ordinateur établit alors un score pour chacune des 67 maladies enregistrées. Plus le score est élevé, plus il est probable que la maladie soit en cause », a expliqué Pr Mathieu Anheim, qui a conçu avec le Dr Mathilde Renaud et leur équipe du CHU de Strasbourg, un algorithme pour identifier ces maladies à partir d’une centaine de critères.
Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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