Abobo : drame

Un élément des Frci trouve la mort en pleine rue


par Madeleine Tanou | Publié le 2/9/2012 à 0:0 | source : Soir info
Un élément des Frci trouve la mort en pleine rue

Porteur du matricule 1190907 AA, le nommé Coulibaly Arouna ne répondra plus jamais présent, lorsqu’il s’agira du contrôle des effectifs des Frci. L’homme a rendu l’âme dans des circonstances vraiment pitoyables. C’était dans la nuit du lundi 27 août 2012, à Abobo.

Des renseignements en notre possession, la nuit des faits, le soldat qui vit à Abobo, se sent mal. Très mal même. Convaincu que son état de santé se dégraderait davantage s’il ne faisait rien, Coulibaly Arouna décide alors de se rendre dans un centre de santé. Aux environs de 21h, il embarque à bord d’un taxi communal et indique comme destination l’hôpital Félix Houphouët-Boigny, le centre sanitaire le plus proche. Mais alors que le woro-woro avance tant bien que mal, le pauvre qui sent une forte envie de vomir, demande au chauffeur de taxi de marquer un arrêt.

Le temps pour lui de dégueuler en bordure de route, pour éviter de le faire à l’intérieur du véhicule de transport en commun. Le conducteur, répondant aux initiales de S. M, s’arrête alors en bordure de la chaussée, au carrefour 4 étages. Le militaire, fortement éprouvé par son mal, met pied à terre. Puis, il se met à gerber. Et, tenant difficilement sur ses jambes, on le voit s’affaisser et s’étendre de tout son long. Le chauffeur de taxi tente de le prendre dans ses bras, pour le faire remonter dans le véhicule et poursuivre le chemin à destination de l’hôpital. Et là, la tête du soldat bascule sur le côté. S.M le secoue, mais en vain. A la vérité, Coulibaly Arouna est mort. Là, en pleine rue. Le chauffeur du woro-woro, sur conseils de passants, va saisir la police, au commissariat du 13ème arrondissement. Des agents des forces de l’ordre arrivent sur place et procèdent au constat d’usage. Puis, le corps sans vie du soldat est transféré à la morgue d’Anyama pour y être conservé.

 

Madeleine TANOU