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Plateau : drame dans la sécurisation du District d'Abidjan

Le commandant en second de la Marine nationale au nombre des victimes
Leur liste
par Madeleine Tanou | Publié le 7/9/2012 à 23:0 | source :
Plateau : drame dans la sécurisation du District d'Abidjan
Une vedette de la marine chavire dans la lagune : marins, gendarmes et policier portés disparus

Le jeudi 6 septembre 2012, la consternation était à son comble dans les locaux de la Marine nationale, au Plateau. La tristesse se lisait sur tous les visages. Nombreux étaient ceux qui pouvaient retenir leurs larmes.

Parmi eux, l’épouse enceinte du commandant en second de la Marine nationale, le capitaine de vaisseau Doulaye Sékongo. Du ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi, en passant par le chef d'état-major, le général de corps d'Armée Soumaïla Bakayoko et autres généraux, tous étaient là avec la mine complètement défaite. La mine des mauvais jours. On notait également la présence de la force Licorne et d’éléments de l'Onuci. Comment expliquer la présence de toutes ces autorités  en cet endroit où l’atmosphère est d’une lourdeur difficilement supportable ?

En fait, c'est que dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 septembre 2012, un drame est survenu sur le plan d'eau lagunaire, au Plateau. Pratiquement au même endroit où le bus de la Sotra, le 5 août 2011 avait plongé du haut du pont Félix Houphouët-Boigny, endeuillant de nombreuses familles d’anonymes. Cette fois, c'est l'Armée qui paye le lourd tribut d’un tragique accident survenu dans les eaux de la lagune. Des informations recueillies sur place indiquent que, dans le cadre de la sécurisation du District d'Abidjan, cette nuit-là,  pendant que les populations dormaient tranquillement, des éléments des forces de sécurité et de défense patrouillaient sur le plan d'eau lagunaire. Vu que des assaillants dans des attaques récentes, utiliseraient la voie fluviale pour gagner des lieux ciblés par eux.

Malheureusement, aux environs de 1h du matin, l'une des trois vedettes de la marine nationale transportant des hommes en tenue prend de l’eau au niveau du pont Félix Houphouët Boigny, avant de chavirer carrément. Si neuf (9) d’entre ces soldats ont pu se tirer d’affaire, ce n’est hélas pas le cas de six (6) autres portés disparus dans les eaux de la lagune. Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à ce drame ? Difficile pour l’heure de donner une réponse exacte à cette question. La grande muette étant restée droit dans ses bottes. Toutefois,  quelques informations glanées, çà et là, indiquent que lorsque la vedette qui a pris de l’eau s’est mise à couler, la panique s’est emparée de ses passagers.  Le commandant Sékongo, en bon chef, conseille à ses compagnons, de garder le calme.

Puis, il informe de la situation qu’ils vivent, les généraux Detho Letho, Cema adjoint, Vako Bamba, adjoint au commandant supérieur de la Gendarmerie nationale, Sékou Touré le Commandant des forces terrestres, Konaté Djakaridja Commandant de la Marine nationale, Ouégnin Commandant de l’Armée de l’Air et Yaya Camara, Directeur général adjoint de la Police nationale chargé de la sécurité publique qui, eux, étaient à bord d’une autre vedette. Ces derniers engagent des entreprises de secours.

Si neuf des occupants,  agrippés à l’embarcation ont pu être récupérés, les six autres, dont le commandant Doulaye, ne portant aucun gilet de sauvetage, n’auront malheureusement pas cette chance. Eux, sont portés disparus. Jusqu’à hier nuit, les recherches engagées conjointement par notre Armée, Licorne et l’Onuci se poursuivaient, en vue de les retrouver. Mais avec des chances quasi inexistantes, selon des spécialistes, de les retrouver vivants. 

 

 

Madeleine Tanou

( collaboration Fofana Mambé)

 

Les victimes

 

Le capitaine de vaisseau Sékongo Doulaye

Son garde du corps le quartier-maître Soro Séria

Le sergent de police Dosso Séry

Mdl Manzo Eric

Mdl Kra Hubert

Mdl Oyassé Jocelyn, garde du corps du Général Vako Bamba