Côte d'Ivoire, CPI

Une autre chance pour Gbagbo quand Ouattara se cherche


par César DJEDJE MEL | Publié le 30/10/2012 à 9:30 | source : Linfodrome

Bonjour amis lecteurs de la revue de presse de linfodrome.com. Le procès de Gbagbo à la CPI aujourd’hui, le rapport accablant d’Amnesty contre le pouvoir Ouattara et les menaces de déstabilisation du régime sont nos sujets, ce mardi 30 octobre 2012. Bonne lecture !

Audience de Laurent Gbagbo à la CPI, aujourd’hui

C’est ce soir qu’aura lieu à la CPI l’audience concernant Laurent Gbagbo telle que prévue par la juge unique de la cour. Malgré la non obtention de la liberté provisoire pour son client, le vendredi dernier, Me Altit a affirmé que « rien n’est perdu. Certains points de la décision sont bons pour nous. Sachez dans tous les cas, que plus ça dure, plus ce procès nous est favorable », rapporte Aujourd’hui. Et pour cela « l’Afrique retient son souffle » titre Le Temps. Selon lui, la CPI joue sa crédibilité aujourd’hui après les raisons politiques évoquées par ses juges pour maintenir Gbagbo en prison. Sur ce terrain donc, les Africains et les Ivoiriens suivent de très près ce procès historique. Mais alors qu’il était annoncé un seul procès ce mardi, il y en aura finalement deux, fait savoir Notre Voie. C’est pourquoi comme titre, il écrit : « la CPI bouleverse tout ». En effet, il aura une audience publique à 14H30 à 16H30 et une autre à huis clos à 17H à 19H. A ces audiences, il s’agira d’examiner la question de la détention en prison ou de la libération provisoire de Gbagbo. Sera-ce le mardi de la délivrance ?, interroge le journal. Pourquoi pas ? Car « avec Gbagbo, on n’est pas à l’abri de grosses surprises », a déclaré Lydie Boka, directrice de Strategico. Dans une interview accordée à L’Intelligent d’Abidjan, celle-ci dit attendre le verdict final puisque jusque-là Gbagbo ne s’est pas encore défendu des crimes qu’on lui impute, dans un contexte crise qui a opposé deux clans. Par ailleurs, elle a dit que « les chefs de guerre pro-Ouattara doivent absolument être jugés. Parce qu’ils ont commis des exactions contre des civils. Même s’ils ont aidé le pouvoir ».

Rapport accablant d’Amnesty international

Pour Le Patriote, le dernier rapport produit par Amnesty International sur la Côte d’Ivoire « sent la manipulation » écrit-il à la Une. Il accuse l’ONG de parti-pris quand elle écrit que « Laurent Gbagbo a été président de 2000à 2010 avant d’être chassé du pouvoir à la suite d’une élection contestée qui a dégénéré en affrontements violents », là où, pour le journal, la communauté internationale a reconnu que Ouattara a gagné les élections et que Gbagbo a voulu s’accrocher au pouvoir. L’Expression va plus loin. Un expert qu’il a approché révèle que le rapport a été commandité par des pro-Gbagbo dont l’ex-député William Atteby qui ont des connexions avec Gaëtan Mootoo, l’auteur dudit rapport. Ce dernier en juin 2011 avait également rédigé un rapport intitulé « On lui a demandé, il a dit son nom et on l’a tué », parlant d’un pro-Gbagbo. Pour le quotidien donc, ce rapport est une supercherie pour jeter l’anathème sur la Côte d’voire et ses autorités, et enjoliver Gbagbo en vue de sa libération. Gaëtan Mootoo n’est pas le seul à voir des violations des droits humains en Côte d’Ivoire. Jean Luc Mélenchon, le leader du Front de Gauche français, a dit sur RFI, le dimanche dernier : « En Côte d’Ivoire, c’était Gbagbo l’abominable homme des neiges. D’accord ! Il est là-bas maintenant, au tribunal international. Des centaines de gens sont en prison, qui ne sont ni jugés et qui ne donnent lieu à aucune espèce de travail judiciaire (…) Michel Gbagbo est détenu des mois et des mois dans une fosse et personne ne l’a défendu parce qu’il s’appelle Gbagbo », fait savoir Le Nouveau courrier.

Menaces de déstabilisation

Le Nouveau Réveil titre à la Une qu’Abidjan est très infiltré d’assaillants. Selon cette information de source Koaci.com, ceux-ci très hostiles au pouvoir Ouattara s’organisent et se retrouvent au dernier moment dans des lieux connus pour concocter leur plan. Un maquis très réputé de Marcory a été cité par un agent des services de renseignements qui a donné l’information. Dans cette logique, Nord-Sud Quotidien annonce « qu’un militaire suspect a été arrêté à l’aéroport ». Il a failli attenter à la vie du chef de l’Etat lors de la visite de la présidente du Liberia, dit-il. Selon lui, alors que les soldats désignés pour rendre les honneurs militaires au chef de l’Etat ne doivent pas porter des armes chargées, ce militaire arrêté en portait une chargée et avait déjà engagé une balle dans la chambre, en position de tirer. Trahi par sa nervosité, il a été interpellé et sera poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Quant au milicien Amadé Ourémi accusé d’être un seigneur de guerre et de faire de la forêt du mont Péko un maquis, il a expliqué par le moyen de Fraternité Matin qu’il n’est pas ce que les gens disent de lui. « Ce n’est pas vrai. Je suis arrivé ici au vu et au su de tout le monde, sans arme, avec une machette pour chercher un bien être », s’est-il défendu.