VIE POLITIQUEBanny, hier, à Port-Bouet : « Nous devons réparer ce qui a été détruit »

Installation des commissions locales de la Cdvr

Banny, hier, à Port-Bouet : « Nous devons réparer ce qui a été détruit »


par Kisselminan Coulibaly | Publié le 29/1/2013 à 16:5 | source :
Banny, hier, à Port-Bouet : « Nous devons réparer ce qui a été détruit »
Charles Konan Banny, président de la Commission dialogue, vérité, réconciliation. Ph D.R

Le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, Charles Konan Banny, a rappelé l’objectif de « reconstruction » de la Cdvr lors de l’installation d’une commission locale devant couvrir les quatre communes d’Abidjan-Sud : Treichville, Marcory, Koumassi et Port-Bouet.

 

 

 

 La cérémonie d’installation se tenait, lundi, à la salle polyvalente de Vridi-Cité (Port-Bouet) et Banny a « investi » une équipe de huit (8) commissaires locaux. «  Je l’ai déjà dit. Seul Dieu réconcilie. L’homme aide à la réconciliation. Mais nous devons réparer tout ce qui a été détruit », a martelé Konan Banny, accompagné de ses commissaires centraux. Aux jeunes représentés dans la salle, le chef de la réconciliation a demandé de « constituer un front de refus à tout ce qui s’apparente à la destruction du pays ».

L’ancien gouverneur de la Banque centrale a appelé ses compatriotes à s’approprier le processus qu’il conduit. « S’il est inclusif par définition, il faut que dans la pratique, il soit participatif », a argué Konan Banny. Il avait, auparavant, expliqué que la Cdvr, dans sa constitution, répondait aux normes internationales avec « deux spécificités » en plus : l’idée du dialogue qui est promue et le principe de la décentralisation. C’est que les commissions locales dont la mise en place a commencé, le 23 janvier 2013, visent à permettre au plus grand nombre de prendre part au processus de réconciliation.

L’ancienne ministre et coordinatrice du district d’Abidjan, Odette Kouamé N’guessan, a dit à l’endroit des commissaires locaux installés : « sortez ce que vous avez de meilleur pour votre pays ». Elle a assuré à ceux-là qu’ils auraient « les aides qu’il faut » pour accomplir le travail. Les commissaires locaux devront notamment assurer la prise de dépositions des victimes en relation avec les centres d’écoute et organiser et conduire le dialogue communautaire et intercommunautaire.