Les magasins "arabes" pris pour cible dans Tombouctou "libérée"


par Linfodrome.com | Publié le 29/1/2013 à 21:54 | source :
Les magasins
En fin de journée, des dizaines de boutiques avaient été pillées. Crédits : AFP/ERIC FEFERBERG

© FRANCE 24
Au lendemain de la reprise de Tombouctou, plusieurs magasins supposés appartenir à des "Arabes", considérés comme proche des islamistes, ont été pillés. Après la fuite des djihadistes, des ONG craignent des tensions inter-ethniques au Nord-Mali.

Plusieurs magasins supposés appartenir à "des Arabes", assimilés aux islamistes, ont été pillés, mardi 29 janvier à Tombouctou, par une foule en colère. Des centaines de personnes ont attaqué des magasins tenus par ce qu’elles désignent comme "des Arabes", "des Algériens" ou encore "des Mauritaniens", accusés d'avoir soutenu les islamistes armés liés à Al-Qaïda dans la "ville aux 333 saints". Cette cité mythique du nord du Mali a été reprise lundi par les armées française et malienne, sans qu’elles n’aient besoin de combattre.

"Après cette 'libération', il y a eu une sorte de sentiment de ras-le-bol qui s'est déchaîné à l'intérieur de la ville et qui s'est abattu sur les quartiers 'arabes' de Tombouctou", rapporte Matthieu Mabin, envoyé spécial de FRANCE 24 au Mali. Et de rappeler : "Tombouctou est une ville cosmopolite avec un quartier 'arabe' qui passe, dans la conscience des citoyens, comme abritant des proches des groupes islamistes, ce qui est une analyse assez simpliste".

Timide intervention de l'armée malienne

Dans certaines boutiques, des munitions et des radios militaires ont été découvertes, a constaté l'AFP. Mais l'essentiel de la population était occupée à se saisir de tout ce qui traînait : télévisions, antennes satellite, nourriture, meubles, vaisselle... Certains se battaient pour la possession d'objets, d'autres défonçaient les portes métalliques verrouillant les échoppes, dont certaines ont été intégralement vidées en quelques minutes.

"Les scènes de pillage auxquelles nous avons assistées ont été timidement réprimées par les hommes de l'armée malienne qui sont ici en trop petit nombre car ils ont pour principale mission de sécuriser les abords de Tombouctou", observe Matthieu Mabin. Lire la suite sur france24.fr

 

LES SCENES DE PILLAGE  A TOMBOUCTOU EN IMAGES