REVUE DE PRESSE NATIONALELe gouvernement et l'opposition dans la confusion totale
Réconciliation nationale

Le gouvernement et l'opposition dans la confusion totale


par César DJEDJE MEL | Publié le 9/2/2013 à 9:50 | source : Linfodrome
Le gouvernement et l'opposition dans la confusion totale

Amis de linfodrome.com, soyez les bienvenus à notre revue de presse, ce samedi 9 février 2013. Comme sujets, nous parlerons de l’amnistie, du meeting de la JFPI et de la visite en Côte du Premier ministre du Burkina. Bonne lecture et bon week-end !

Amnistie pour tous !

Le Pr Mamadou Koulibaly, président de LIDER, est revenu sur sa position vis-à-vis de la loi d’amnistie demandée par ses anciens compagnons du Front Populaire Ivoirien (FPI). Dans L’inter, il explique que « l’amnistie arrange ceux qui, dans la classe politique, se professionnalisent dans le crime ». Elle n’est donc pas la solution, car « l’amnistie d’aujourd’hui, ce sont les crimes de demain. Elle va entrainer une situation plus grave », a-t-il dit, puis d’ajouter : « la vision au LIDER, c’est que tous les coupables de tous les camps soient punis… ». A en croire Le Quotidien d’Abidjan, ce qui fonde la vision du Pr. Koulibaly, c’est la Constitution ivoirienne qui stipule que « tous les êtres humains naissent libres et égaux devant la loi ». Pour lui donc, « de quels droits des individus peuvent disposer de la vie des gens sans être inquiétés ? ». L’Intelligent d’Abidjan croit que cette amnistie tant souhaitée est « un vrai complot contre l’impunité voulue par Ouattara ». Il écrit qu’on veut faire manger au président Ouattara son pain ou son totem : la promesse de mettre fin à l’impunité. En effet, il avance que la demande du FPI amènerait Ouattara, Bédié et le RHDP à se renier, à reconnaître la justice partiale et sélective dénoncée. Car en vérité, le FPI qui n’a rien reconnu comme crimes, n’a pas besoin de cette amnistie. Or, selon L’inter, Ouattara serait favorable à l’idée de l’amnistie. Mais ce qui le coince, c’est la CPI pour qui les crimes sont imprescriptibles. Et pour cause, l’amnistie ne peut empêcher cette juridiction de poursuivre toutes les personnes présumées coupables qui sont sur sa liste.

 Meeting de la JFPI

Le samedi 16 février prochain, la Jeunesse du FPI entend organiser un meeting. Plusieurs fois annoncée mais maintes fois annulée face à l’opposition des autorités gouvernementales, cette fois-ci, les organisateurs semblent déterminés à tenir leur rencontre. Koua Justin, le leader de cette jeunesse, a, dans une interview à Soir info, déclaré que « absolument rien ne peut nous freiner. Notre meeting aura bel et bien lieu. Car pour ce meeting, il s’agit d’exiger de la CPI, la libération pure et simple de Gbagbo Laurent pour qu’il vienne contribuer à la réconciliation entre les filles et les fils de la Côte d’Ivoire ». Le Temps mentionne à la Une que, pour ce rassemblement, « la fièvre monte » déjà. A Yopougon où doit se tenir l’événement, des jeunes ont dit : « Il y a longtemps qu’on attend ce meeting. Yopougon, c’est la citadelle de Laurent Gbagbo. En tout cas samedi, nous allons chanter et danser pour notre champion ». D’autres ont indiqué que « pour le président Laurent Gbagbo, nous sommes prêts à tout. Nous sommes fatigués de la barbarie régime. Qu’il nous mette en prison ». Même Koua a avancé « que rien ne nous fera reculer », informe t-il. En prélude à ce rendez-vous, Le Nouveau Courrier apprend qu’il y aura une « démonstration de force ce matin à Yopougon ». Car là, y sont attendus au moins 500 délégués de la JFPI pour une assemblée générale.

Visite du Premier ministre du Burkina en Côte d’Ivoire

Luc-Adolphe Tiao, le Premier ministre du Burkina Faso est en Côte d’Ivoire depuis le jeudi 7 février 2013. Hier vendredi, il a rencontré le Président Ouattara avec qui il a échangé, rapporte Fraternité Matin. A la sortie de cette rencontre, le visiteur qui a eu, avant, d’autres moments de travail avec son homologue ivoirien,  a déclaré que « les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso se portent bien ». Les travaux entre les deux délégations gouvernementales ont porté sur les questions de sécurité, de désenclavement du chemin de fer Ouaga et Yamoussoukro. Ce fut l’occasion de faire le bilan des activités des départements interministériels entre les deux pays, relate Le Patriote. En dehors de ces rencontres, Luc-Adolphe Tiao a aussi rendu visite au président du PDCI, Henri Konan Bédié, souligne Le Nouveau Réveil. « J’ai saisi l’occasion pour requérir les conseils du président Konan Bédié naturellement pour nous permettre d’améliorer nos relations bilatérales côte d’Ivoire-Burkina », a dit le Premier ministre burkinabé. Surtout, a-t-il précisé, « je tenais à saluer le président Henri Konan Bédié parce que c’est une personnalité très importante de la Côte d’Ivoire. Nous savons le rôle qu’il a joué dans ce pays et particulièrement le rôle qu’il a joué pendant cette longue période de crise que votre pays a connue... »