Interview

Jessica Brou (Responsable éditoriale du magazine numérique Elle.ci) : « Une femme qui visite Elle.ci va trouver du contenu propre à la Côte d’Ivoire »

« La Côte d’Ivoire est le premier pays en Afrique francophone à lancer un Elle »
« La Cote d’Ivoire est l’un des pays qui propose le plus d’événements liés à la mode »
17/03/2017 | | Commenter l'article
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Ph DR

L’ivoirienne Jessica Brou est la responsable éditoriale de Elle.ci, un produit du groupe Lagardère nouvellement lancé en Côte d’Ivoire. Lors de son lancement mercredi 15 mars dans les locaux de Vibe Radio, Jessica Brou s’est confiée à Linfodrome pour dévoiler la substance de ce site dont les axes prioritaires sont la mode et la beauté avec pour cœur de cible la femme ivoirienne.

Ivoirienne, comment êtes-vous arrivée à Lagardère au point d’être promue aujourd’hui responsable éditoriale de Elle.ci ?

Avant de rejoindre le groupe Lagardère, je travaillais pour un groupe de cosmétique où j’étais chef de projet digital. Je m’occupais des campagnes web, des bannières et des réseaux sociaux de plusieurs marques et des mois plus tard, j’ai rejoint le groupe Lagardère pour superviser le développement du magazine.

 

Quelle est l’histoire derrière le groupe Lagardère et principalement des magazines Elle ?

Elle.ci fait partie du groupe Lagardère. Lagardère, c’est plus de 200 marques dont des marques medias. On est également présent dans 30 pays sur quatre continents et on a quatre corps de métiers principaux dont les médias. Retenez que Elle, c’est une marque médias qui a été fondée en 1945 après la seconde guerre mondiale par Helene Gordon-Lazareff. Elle a fait ses premiers pas de journaliste à New York dans un magazine de mode et elle a voulu lancer en France, un magazine qui démocratisait la mode et la beauté féminines. Ce qui n’existait pas à l’époque. C’était l’un des premiers magazines à créer la proximité et l’interactivité avec ses lectrices, c’est-à-dire qu’on avait des colonnes dans lesquelles on pouvait avoir des témoignages des lectrices. Aujourd’hui, nous sommes présents dans 46 pays avec 46 éditions (papier et numérique). La Côte d’Ivoire est le 47ème pays qui accueille Elle. Par ailleurs, nous plus de 200 suppléments qui sont des magazines à parutions variables et très spécialisés. Il y a entre autres, Elle Accessoire, Elle Cuisine, Elle à table. Ces suppléments ont une fréquence de parution qui est variable et qui dépend des pays dans lesquels on les produit. Au classement des sites dans le monde, nous sommes classés au 46ème rang. En plus de cela, nous comptons 60 applications mobiles, deux sites de E-commerces qui sont en Asie. Et si on prend tous les sites du réseau Elle, on a 65 millions de visiteurs uniques avec 650 millions de pages vues.

À lire cet article : Le magazine Elle débarque en Côte d’Ivoire

 

Pourquoi le choix de la Cote d’Ivoire pour cette première implantation en Afrique francophone ?

Ce choix, pour la simple et bonne raison que je suis ivoirienne et j’avais envie de rentrer au pays. Par la suite, on m’a proposé ce projet. Toutefois, retenez que la Côte d’Ivoire un pays de plus en plus dynamique, qui bouge beaucoup. La Côte d’Ivoire est donc le premier pays en Afrique francophone à lancer un Elle et le 2ème pays en Afrique après l’Afrique du Sud.

 

Quelles sont les spécificités et les particularités de Elle Côte d’Ivoire ?

Au niveau du site, nous avons des colonnes réservées à la mode et la beauté qui sont très fortes. Nous avons également des sous rubriques qui sont le maquillage, la santé et des sujets qui intéressent beaucoup les femmes ivoiriennes, c’est-à-dire, les sujets de société comme par exemple des femmes qui donnent des conseils par rapport au travail et on essaie d’avoir le maximum d’experts. On essaie toujours d’appuyer ce qu’on propose avec du people, du Life style, ce qui inclut une rubrique culture et agenda qui s’intéressent particulièrement à la Cote d’Ivoire. En un mot, une femme qui visite Elle.ci va trouver du contenu propre à la Côte d’Ivoire et non un événement qui va se passer à Paris ou à New York. Et c’est bien ce qui nous intéresse.

 

Pourquoi cet accent particulier mis sur la mode ivoirienne ?

Aujourd’hui, en Afrique francophone, la Cote d’Ivoire est l’un des pays qui propose le plus d’événements liés à la mode. On a également beaucoup de créateurs qui sont installés ici en Côte d’Ivoire. On peut citer entre autres créateurs, Ciss St Moïse qui a organisé le festival N’Zassa. En un mot, actuellement en Afrique francophone, la Côte d’Ivoire est le pays qui a un vivier assez important en terme de créateurs et qui fait parler.

 

Qu’attendez-vous concrètement de cette implantation en côte d’Ivoire ?

On veut devenir le media prescripteur des femmes vivant en Côte d’Ivoire. C’est-à-dire que quand Elle dit c’est bon, c’est ok, les femmes ivoiriennes peuvent y aller sans problème. Aussi sommes-nous en train de développer du contenu vidéo, l’interview chrono. Pour dire que ce soit dans la mode comme dans la beauté, nous irons beaucoup plus loin dans les sujets. Nous avons également des tutos de beauté de moins de 2 minutes. C’est, je pense, tous ces contenus qui nous démarque. 

 

Philip KLA

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Philip Kla

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  • SOURCE: Linfodrome
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