Héritage de Johnny Hallyday : La guerre des clans est déclarée


Ph DR

Les deux premiers enfants de Johnny, Laura Smet et David Hallyday, contestent le testament du chanteur, qui lègue tous ses biens à sa femme Laeticia. La famille se déchire.

Il y a eu l'émotion, les larmes, les embrassades. Une famille unie dans la douleur, désormais déchirée par l'argent. Tout le monde s'interrogeait sur l'héritage Hallyday depuis la mort du rockeur le 6 décembre dernier. Qui allait récupérer quoi ? Laura Smet a apporté une partie des réponses lundi matin. Sa grande fille sort de son silence pour annoncer, par la voix de ses conseils, qu'elle va contester le testament. Selon nos informations, ce document date de 2014 et a annulé un précédent acte, rédigé à la fin des années 2000, qui partageait son patrimoine avec toute la famille. Le second, lui, est un écrit olographe rédigé de la main de Johnny, signé à Marnes-la-Coquette, près de Paris, et qui n'a donc pas été fait chez un notaire.

D'après les avocats de la comédienne, le texte s'appuie sur la « loi californienne » alors que Johnny vivait la plupart du temps à Los Angeles depuis 2007, et « montre que l'ensemble de son patrimoine et l'ensemble de ses droits d'artiste seraient exclusivement transmis à sa seule épouse Laeticia ». « S'il en était ainsi, son père ne lui aurait rien laissé : ni bien matériel, ni prérogative sur son oeuvre artistique, ni souvenir — pas une guitare, pas une moto, et pas même la pochette signée de la chanson Laura qui lui est dédiée », poursuit le communiqué transmis à l'AFP. 

Ce testament prévoit aussi qu'en cas de décès de son épouse, l'ensemble des biens et des droits de Jean-Philippe Smet (le vrai nom de Johnny Hallyday) seraient exclusivement transmis à ses deux filles, Jade (13 ans) et Joy (9 ans) à parts égales. Rien pour Laura Smet, 34 ans, la fille qu'il a eue avec Nathalie Baye. Rien non plus pour son fils David Hallyday, 51 ans, né de son union avec Sylvie Vartan. Discret depuis la mort de son père, il ne s'exprimera pas sur la démarche de sa soeur Laura Smet, mais va s'y associer comme codemandeur afin de contester le testament de leur père. « La guerre aurait pu être évitée, nous dit un membre de son entourage. David ne voulait pas grand-chose, juste une part des éditions et un souvenir de son père, une guitare, une voiture... Mais il est privé de tout ! » Un cas de figure impossible en droit français où l'on ne peut pas déshériter ses enfants, mais tout à fait envisageable aux Etats-Unis où chacun peut léguer n'importe quoi à n'importe qui.

 

Des relations tendues

Selon une source proche du dossier, les avocats de Laura Smet veulent désormais contester le nouveau texte devant le tribunal de grande instance de Nanterre en invoquant un « vice de nullité ». Ils estiment qu'en « se soumettant à la loi californienne », cette succession n'est pas valide.

Néanmoins, si la justice leur donne raison sur ce point, l'affaire n'est pas forcément gagnée, estime Me Jacques Kaplan, avocat au cabinet parisien Picovschi. « Depuis le 27 septembre 2017, et une décision de la Cour de cassation, les enfants lésés doivent également justifier d'une situation économique de précarité ou de besoin. » Ironie de l'histoire : cette toute fraîche jurisprudence a joué en la défaveur d'une autre star, Jean-Michel Jarre, exclu du testament de son père, le compositeur Maurice Jarre.

L'affaire pourrait durer des mois, voire des années. Et les langues commencent déjà à se délier sur l'ambiance qui régnait au sein de la famille recomposée. « Les jours qui ont précédé sa mort, ses deux grands enfants ont eu beaucoup de mal à voir leur père, explique un proche de David et Sylvie Vartan. Et la nuit de sa disparition, Laeticia a appelé l'Elysée, l'AFP, mais pas les grands enfants de Johnny. Et ils n'étaient pas non plus dans le cortège officiel le jour de la cérémonie de la Madeleine. » Ambiance.

De son côté Laeticia a fait part lundi soir « de son écoeurement de l'irruption médiatique autour de la succession de son époux ». Elle se dit pour autant « sereine » et déterminée à « faire respecter le travail et la mémoire de son mari, selon sa volonté et en conformité avec l'esprit de son oeuvre inestimable ». La guerre ne fait que commencer.

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Philip Kla

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  • SOURCE: Linfodrome
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