Maurice Bandaman confie : « Depuis que nous avons pris la gestion du Burida avec Mme Vieira, nous sommes passés de 600 millions F Cfa de recettes à 3 milliards F Cfa »

« Quand les artistes avaient la gestion du Burida, ils ont laissé plus de 5 milliards F Cfa de dettes »
« L’État n’a pas pour ambition de faire du Burida une société d’État »
Maurice Bandaman confie : « Depuis que nous avons pris la gestion du Burida avec Mme Vieira, nous sommes passés de 600 millions F Cfa de recettes à 3 milliards F Cfa »
Ph DR

Le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman, s’est prononcé ce jeudi 6 juin à son cabinet au Plateau sur la gestion du Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) alors qu’il recevait en audience A’Salfo et le Comité scientifique ayant réfléchi sur des propositions sur la réforme du droit d’auteur en Côte d’Ivoire.

Maurice Bandaman a d’abord fait la genèse de la gestion du Burida avant sa nomination au poste de ministre de la Culture et de la Francophonie en 2011. À l’en croire, cette gestion qui était exclusive aux artistes était l’une des pires de l’histoire de l’institution. « L’avant-dernière fois que le Burida a eu un état positif, c’était en 1997 », précise-t-il avant d’indiquer que « de 2000 à 2010, le Burida était en faillite, il devait plus de 5 milliards F Cfa et c’était la gestion des artistes ».

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Dès lors, dira Maurice Bandaman, les artistes ne percevaient plus de droit avec une telle dette accumulée. C’est donc pour donner un souffle nouveau à l’institution que lorsqu’il est nommé à la tête du ministère de la Culture et de la Francophone qu’il propose que l’État prenne en main la restructuration de la maison. Plusieurs résolutions sont prises et les résultats ne tarderont pas à suivre. « Il y a dix ans, le Burida ne payait pas les auteurs », indique-t-il avant d’ajouter « en 2012, une variation positive de 347% en 8 ans. Le Burida pèse aujourd’hui plus de 3 milliards F Cfa ».

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Se réjouissant de ces résultats positifs alors que la maison était pratiquement en faillite du fait de l’accumulation de dettes, Maurice Bandaman estime qu’un mauvais procès lui ai fait à tort. « Depuis que nous avons pris la gestion du Burida avec Mme Vieira, nous sommes passés de 600 millions F Cfa de recettes à 3 milliards F Cfa », a-t-il précisé. Toute chose qui, à l’en croire, est à saluer et non à brader faisant croire que l’État veut s’accaparer l’institution. « L’État n’a pas pour ambition de faire du Burida une société d’État », a-t-il souligné, justifiant que l’objectif de l’État est d’encadrer et former les artistes de sorte à la leur rétrocéder. 

Pour lui, plutôt que de se lancer dans des combats, les artistes gagneraient à faire des propositions constructives à l’image d’A’Salfo et de son Comité scientifique pour anticiper sur les perpétuelles mutations dans le domaine du droit d’auteur. Car, dira-t-il, « le Burida est aujourd’hui parmi les quatre plus grandes maisons d’Afrique après l’Afrique du sud, l’Algérie et le Maroc ».

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Conscient des enjeux et des mutations au niveau du Burida, Maurice Bandaman recommande de la patience aux artistes et les invite à des journées de concertation afin de prendre en compte toutes les propositions avant la tenue de l’Assemblée générale élective qui verra le renouvellement des instances. 

 

Philip KLA

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Philip Kla

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  • SOURCE: Linfodrome
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