Election à la présidence de l'Unjci : Le candidat Franck Ettien ''vend'' son programme au Groupe Olympe

''Comme Vamara Coulibaly, Bamba Idrissa est victime d'une machination''
10/07/2019
Election à la présidence de l'Unjci : Le candidat Franck Ettien ''vend'' son programme au Groupe Olympe
Ph DR

La tête de la liste ''Responsabilité, transparence, solidarité'' était, lundi 8 juillet 2019, au Groupe Olympe, à Marcory Zone 4 C. Une visite qui s'inscrivait dans le cadre de la campagne pour l'élection à la présidence de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci), prévue les 20 et 21 juillet 2019.

Accompagné de quelques membres de la liste qu'il conduit, le candidat Franck Ettien s'est évertué à expliquer aux journalistes de Soir Info, l'Inter et de l'Infodrome, son programme constitué de 5 engagements, 15 actions prioritaires et 5 grandes réformes. Il s'agit, entre autres, de rendre la gouvernance de l'Unjci ''transparente'', ''ouverte'' et ''inclusive'', pour faire en sorte que l'union revienne aux journalistes, et n'appartienne pas à une ''secte'', avec comme action prioritaire, la redynamisation du site internet de l'Unjci en y ajoutant une web TV, puis de rendre l'union autonome, de mettre en place un cabinet d'expert-comptable pour expertiser ses comptes, afin de jouir de la crédibilité auprès des partenaires, et de faire la promotion des journalistes.

La question de la réforme du prix Ebony a également été évoquée. Il s'agira, à en croire Franck Ettien, de récompenser le travail quotidien en y ajoutant un prix comme celui de Pulitzer qui consacre le journaliste qui a du courage et arrive à sonner le déclic. Bien avant, il est revenu sur l'invalidation de la candidature du Secrétaire général de Soir Info, Bamba Idrissa de la liste ''Solidarité et efficacité'', par le Conseil d'administration de l'Unjci. ''Nous venons, par cette rencontre, exprimer notre solidarité face à ce qu'on considère comme une injustice'', a-t-il déploré, avant d’ajouter : « S’il n'y avait pas eu tout ce petit remue-ménage, tout ce qui se passe ne se déroulerait pas. C'est inconcevable qu'une entreprise qui a plus de 40 journalistes, n'ait pas de candidat''. Avant de faire de graves révélations selon lesquelles, le candidat Bamba Idrissa serait victime d'une ''machination'', à l'image de celle du congrès électif d'avril 2016, qui avait empêché le Directeur de publication du Groupe Olympe, Vamara Coulibaly, de présider aux destinées de l'Unjci. ''Je faisais partie de cette machination contre Vamara Coulibaly, mais de bonne foi. Je le faisais sans penser que j'étais instrumentalisé. Dans la vie, ce qui n'est pas bien, c'est de ne pas assumer son passé. J'assume entièrement mes actes devant l'histoire'', a reconnu Franck Ettien, non sans avouer : "Je regrette, après coup, bien sûr. Je me repens".

Ensuite, il s'est inquiété de cette machination aux allures d'un système avec ses cartels et confrérie, qui revient à nouveau à la charge. ''Il faut réussir à mettre fin à ça. Pas par les palabres ou injures sur internet mais à travers les idées'', a insisté Franck Ettien. Au nombre de la délégation conduite par Franck Ettien, le Secrétaire géneral du Syndicat national de la presse privée de Côte d'Ivoire (Synappci), Guillaume Gbato, a livré les raisons qui fondent l'appel de l'organisation dont il a la charge, à soutenir le candidat de la liste ''Responsabilité, transparence, solidarité''. ''Nous demandons de soutenir ce jeune qui a du courage et incarne cette jeunesse qui en veut et veut prouver avec cette fougue, qu'il est capable de soulever des montagnes'', a-t-il indiqué.

Relativement à la polémique consécutive à la prise de position du Synappci dans ce jeu électoral, Guillaume Gbato a tenu à faire des précisions. ''Depuis que nous dirigeons le syndicat, nous avons toujours pris position dans les élections au niveau de l'Unjci. Le dernier en date à bénéficier du soutien du syndicat, c'est Traoré Moussa", a-t-il rappelé, tout en citant également des candidats tels que Criwa Zéli et Amos Béonaho qui ont joui du soutien du Synappci. ''Certains qui ont bénéficié du soutien du Synappci, veulent faire croire que c'est une nouveauté. Le Synappci n'entend pas déroger à cette règle'', a martelé Gbato. Aussi a-t-il fait savoir que ces élections sont particulières, car elles se déroulent dans un contexte sociopolitique dense, à cause des élections présidentielles de 2020. ''Nous tenons à l'autonomie de notre union. C'est pourquoi nous devons donner un message fort aux politiques. Car, les défis qui se présentent à nous, se résument à la précarité dans laquelle les entreprises sont engluées. Il faut poser les problèmes sans ambiguïté et sans concession'', a conclu le Secrétaire général du Synappci.

 

DIARRA Tiémoko

Diarra Tiémoko

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  • SOURCE: Soir info

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