Succession, héritage et biens de DJ Arafat : Bollo Bi Tidou, le juriste du Daïshikan dit tout


12/09/2019
Succession, héritage et biens de DJ Arafat : Bollo Bi Tidou, le juriste du Daïshikan dit tout
Ph DR

Juriste de DJ Arafat depuis 2011, Bollo Bi Tidou parle dans cet entretien accordé à Linfodrome, à l’occasion de la conférence de presse de présentation du nouveau président de la Yôrôgang, de la succession et des biens de DJ Arafat.

Vous venez de porter Landry Agban à la tête de la Yôrôgang, quels sont selon vous les chantiers les plus urgents ?

Il faut arrêter tout ce qui est divison au sein de la Yôrôgang. Vous avez vu ce qu’on a vécu lors des funérailles ? Le fait d’avoir écarté telle ou telle personne de ces funérailles n’était pour moi pas bon. Si on veut que Didier puisse avoir le salut éternel, il faut nécessairement que nous puissions nous pardonner nous vivants. Il faut pardonner à ceux qui ont offensé Didier de son vivant et ceux aussi qu’il a dû offenser également.

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Cette réconciliation n’est-elle pas tardive puisque généralement c’est avant l’inhumation que ce genre d’actions se pose ?

Ce sont des choses qui étaient prévues. Et pendant les obsèques, nous avions mandaté certaines personnes du bureau mais qui au lieu de chercher à aplanir les différends ont plutôt cherché à faire des règlements de comptes personnels. Le plus important était d’enterrer dignement notre icône, ce qui a été fait malgré les imperfections qu’on a pu constater lors de l’inhumation. Et pour cela, nous demandons pardon à la Chine, pardon également à ceux qui ont aimé Arafat. L’heure pour nous aujourd’hui est à la réconciliation avec ces personnes avec qui on a des différends.

 

Un mois après la mort de DJ Arafat, avez-vous déjà engagé des procédures judiciaires auprès du Burida et de la Sacem afin de faire bénéficier de ses droits d’auteur à ses ayants droit ?

Je suis vraiment gêné de parler de succession. Dans ce cas pratique de succession, on regarde d’abord s’il était légalement marié, ce qui n’est pas le cas. Puis, on se penche du côté des enfants. Et dans l’ordre successoral, c’est d’abord les enfants. Là encore, il faudra définir qui sont les enfants de DJ Arafat et pour le prouver, il faut les extraits d’actes de naissance. Chaque mère devra donc fournir les extraits de naissance de son enfant au notaire en charge de la succession qui va à son tour saisir le tribunal de première instance d’Abidjan. C’est à l’issue de plusieurs audiences qu’on aura l’acte d’hérédité avec les noms de tous les ayants droit de DJ Arafat. C’est donc avec cet acte que les mères des enfants pourront à la Sacem et au Burida pour pouvoir avoir ce qui revient à chacun.

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Pour vous qui êtes son juriste, qu’est-ce que DJ Arafat laisse comme biens ?

Un artiste, c’est d’abord avant tout les œuvres qu’il laisse. Arafat n’était pas pauvre, il avait un patrimoine qui n’était certes pas immobilier mais comme il aimait à le dire lui-même, il avait un patrimoine moral. C’est donc ce patrimoine moral que l’équipe juridique que nous constituons va s’engager à préserver pour ses enfants. Si on pouvait aujourd’hui coter la Yôrôgang group en bourse, je pense qu’on allait faire partie des meilleures entreprises du pays. Nous allons faire des choses qu’on avait prévu faire avec l’artiste qui vont concurrencer toutes les entreprises événementielles qui ont pignon sur rue. Aujourd’hui, la Yôrôgang peut organiser par exemple un concert de Sidiki Diabaté, Davido, Naza…à Abidjan. On a des accords de principe avec tous ces artistes déjà. Il nous appartient donc à nous de nous mettre au travail, rechercher les financements pour faire rêver la ‘’Chine’’.

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En dehors du patrimoine moral, DJ Arafat avait-il des biens immobiliers ?

À ma connaissance non. Mais, il y a ce qu’on peut savoir de son artiste et il y a aussi ce qu’il peut te cacher. Si je m’en tiens à ce qu’il disait lui-même sur les réseaux sociaux, il devrait avoir des constructions. Mais honnêtement, je sais qu’il y avait des contrats qui le liaient avec certaines entreprises. Il en avait même parlé sur les réseaux sociaux, ça devrait être une maison qui lui avait été promise par un promoteur immobilier. Le promoteur en question était avec nous tout le temps des obsèques et le temps du deuil étant passé, on étudiera ensemble toutes ces questions.

 

 

Philip KLA

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Philip Kla

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  • SOURCE: Linfodrome
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